Covid-19 France – le point mi avril 2020

Beaucoup se posent encore la question de la comptabilisation des morts Covid-19… peut-on réellement faire confiance à des chiffres qui sont hautement manipulables ? On entend même des médecins, que ce soit en France ou ailleurs, insister sur le fait qu’on les « force » à inscrire Covid-19 dans les raisons de décès de trop de patients, à leur goût. Alors, cette épidémie est-elle réellement surestimée ?

Fiabilité des données

Nous vivons dans un monde où le mensonge est partout. Les médias mentent sans cesse, parfois directement, parfois par omission. Et je ne parle même pas des membres du Gouvernement, girouettes qui ont dû perdre leur tête depuis longtemps tellement celles-ci tournent dans tous les sens à toute vitesse.

Je comprends bien que, quand on ne travaille pas à l’INSEE et qu’on ne connaît pas de proche de confiance y travaillant, on puisse être sceptique sur les agrégés fournis par cet institut.

Dans cet article, on a regardé l’évolution de la mortalité en France sur les 20 dernières années. On y a vu un événement majeur : la canicule de 2003, qui a considérablement affecté la mortalité pendant deux à trois semaines.

Je m’attache ici à utiliser les fichiers contenant tous les détails des décès : nom, lieux et dates de naissance et de décès. Ces fichiers représentent des données brutes qui sont très difficiles à falsifier. En effet, il ne s’agit pas ici de statistiques dont on peut douter des chiffres. Les noms et détails sont publics et peuvent être vérifiés par tous.

Nous sommes déjà mi-mai 2020, et les fichiers de mortalité d’avril 2020 ont été communiqués par l’INSEE. En général, ces fichiers sont relativement complets jusqu’à presque la moitié du mois qu’ils concernent. La deuxième moité du mois n’est pas fiable tellement elle est incomplète. On va donc s’arrêter à la mi-avril. Je viens d’intégrer ces données dans ma base de données, les nouveaux graphiques sont donc arrivés !

Courbes sur les 20 dernières années

Voici, pour rappel, le graphique de toutes les courbes de mortalité sur les 20 dernières années que j’ai publié il y a un mois :

On y voit très clairement se dessiner la canicule de 2003 (le grand pic rouge) et quelques épisodes grippaux un peu plus violents qu’à l’accoutumée (les épisodes les plus violents sont visibles, particulièrement de 2015 à 2018, en bleu clair, orange et rose clair à gauche et rose foncé à droite).

Alors, la Covid-19 va-t-elle être visible sur ce graphique dans les mois qui viennent ? Jugez-en par vous-même :

Je ne sais pas vous, mais de mon côté, je vois quelque chose de statistiquement nouveau et très clair, là.

Zoom sur les dernières années

Faisons un petit zoom sur les premiers mois des dernières années (2017-2020, de janvier à mai) :

Très clairement, le SARS-CoV-2 n’est pas un virus de la grippe « classique ». D’ailleurs, les données quelques jours avant l’arrêt de la courbe bleue ne sont pas encore complètes, la courbe devrait être plutôt quelque chose comme la ligne en pointillé que j’ai ajoutée à la main :

On ne verra cette courbe avec plus d’exactitude que… le mois prochain.

Au vu de ces courbes, je ne laisserai plus personne me dire que cette épidémie est « hoax ». Que ça plaise ou non, l’excès de mortalité est bien là, et il surpasse très distinctement toutes les épidémies qu’on a connues dans les 20 dernières années. Tout cela, malgré le confinement. Il y a fort à parier que, sans confinement, cette courbe serait allée bien plus haut, il est même probable que la surmortalité serait encore très présente aujourd’hui (mi mai).

Surmortalité en fonction de l’âge

On peut également s’intéresser à la surmortalité en fonction de l’âge.

Voilà les courbes de mortalité en fonction de l’âge depuis le début de l’année 2020 :

Surmortalité par tranche d'âge

On voit clairement que la surmortalité est en très légère hausse à partir de 60 ans (courbe grise). Pour mieux voir les effets, voici les mêmes courbes lissées et rapportées à 1 million de personnes :

L’effet est statistiquement très significatif pour les plus de 70 ans (courbe rouge) et vraiment important à partir de 80 ans (les deux courbes du haut).

On a là exactement les statistiques rapportées de la Covid-19.

Surmortalité en fonction des régions

Les données des fichiers des décès comportent le code postal du décès, on peut donc faire des statistiques région par région.

Il est donc intéressant de voir que la France n’est pas du tout touchée de manière uniforme. Certaines zones sont totalement épargnées par l’épidémie, tandis que d’autres souffrent de manière très claire. Voici une petite carte :

 Surmortalité du 15 mars au 15 avril en 2020 comparé à la même période des années 2017 à 2019 (plus c'est foncé, plus la surmortalité est importante en 2020)

Sans grande surprise, on retrouve là ce qu’on connaît déjà, rien qu’avec le fichier des décès. L’informatique, c’est quand même puissant !

L’Alsace et les régions adjacentes, ainsi que la région parisienne et les départements au nord de celle-ci sont les plus touchés. Le Rhône, la Haute-Savoie et l’Ardèche sont également touchés. La Corse du Sud paie également un lourd tribut… L’ouest, et en particulier le sud-ouest, semblent particulièrement épargnés.

Quelques courbes sur quelques départements

Pour se rendre compte de ce que représentent ces couleurs, voici quelques exemples de courbes correspondant aux départements en fonction des couleurs (vous pouvez cliquer sur l’image pour avoir une meilleure résolution).

Il est très clair que certaines régions n’ont pas été beaucoup plus touchées qu’une grippe un peu sévère, mais sans plus, tandis que d’autres régions ont un pic de mortalité sans précédent. Presque 4 fois plus de morts dans le Haut-Rhin que la normale ! C’est du jamais vu.

Sur Paris, la vague a presque égalé en hauteur le pic de la canicule de 2003 (c’est l’une des zones les plus touchées de France dans les deux cas), mais est bien plus long (pour rappel, il manque encore des données et la descente de la courbe Covid-19 n’est en réalité pas aussi prononcée)…

Pour Paris, on peut donc dire d’ores et déjà que, dans les 20 dernières années, il y a eu deux événements majeurs qui ont affecté la mortalité de manière significative : la canicule de 2003 et la Covid-19 de 2020… mais on ne se confine pas contre une canicule (ou alors on met la clim !).

Les anomalies de la région lyonnaise

La région lyonnaise, où j’habite, est un peu particulière. C’est une région généralement assez touchée par les épidémies, probablement en partie en raison de la promiscuité d’une grande ville. Mais il y a une anomalie que je n’avais pas remarquée jusque là :

On voit très clairement la canicule de 2003, la grippe de 2016-2017, la Covid-19… mais aussi un pic en 2000, entre février et mars. En regardant la carte de France de la surmortalité par rapport aux années suivantes (2001-2005), il semblerait bien que seule la région lyonnaise ait été touchée :

J’ai cherché un peu et je n’ai rien trouvé de probant pour expliquer cette surmortalité très localisée. Si un lecteur a une explication, je suis preneur !

À l’époque, il n’y a eu aucune communication particulière, et évidemment pas de confinement. Une idée tout de même : il y a eu cette année-là un épisode grippal très sévère dans d’autres pays comme la Grande-Bretagne ou les États-Unis. Peut-être qu’un passager revenant d’un avion a ramené cette souche virulente, qui s’est alors répandue dans la région via les autres passagers. Les réseaux de surveillance de la grippe n’étaient pas aussi développés qu’aujourd’hui, et on n’a pas levé l’alarme à temps… le temps de s’en apercevoir, c’était déjà fini.

On remarquera au passage que l’épidémie a fait un léger rebond après la première vague passée. Espérons que la Covid-19 ne fera pas mieux… mais elle est beaucoup plus répandue sur le territoire. C’est d’autant plus curieux qu’il y a eu de grandes campagnes de vaccination « test » de 1998 à 2001.

Marseille, l’outsider

Les Bouches-du-Rhône offrent une situation assez curieuse, que je n’ai pas retrouvée ailleurs en France :

Marseille a dès la mi-mars 2020 une courbe… intéressante ! La mortalité diminue de manière significative. Avant de remonter. Mon explication ? Le confinement. Eh oui, n’en déplaise à certains, le confinement ne crée pas de surmortalité. Non seulement il sauve des vies en évitant une trop grande propagation de l’épidémie, mais en plus il sauve des vies tout court : lorsqu’on est chez soi, on court moins à droite et à gauche, on n’a plus le stress des bouchons 2 fois par jour, on n’a pas d’accident dans la rue…

En fait, Marseille est l’une des rares régions de France à avoir confiné avant que l’épidémie commence à sévir. On a donc un confinement précoce qui limite la mortalité, puis la Covid-19 prend le dessus… avec sans aucun doute aussi certains effets néfastes du confinement au long cours, même s’ils sont marginaux (accidents domestiques, dépression, évitement de soins qui auraient été nécessaires, etc.).

Conclusion

La Covid-19 a déjà modifié de manière significative les statistiques de mortalité, en particulier dans certains départements où la « vague » est sans précédent, malgré le confinement.

Aujourd’hui, mi mai, nous sommes déconfinés. Malheureusement, le Gouvernement ne promeut toujours pas des traitements qui permettent clairement de diminuer la mortalité de manière significative. Ce sont des traitements communs, pas chers, sans effets indésirables notoires et leur efficacité a été prouvée. Mais on nous dit « si vous êtes atteint de la Covid-19, cloîtrez-vous chez vous et priez pour que ça passe ». Qu’attend-on donc ???

Covid-19 : 2ème vague… ou pas ?

Je vois de plus en plus de gens se poser la question : court-on le risque d’une deuxième vague de Covid-19 après le relâchement du confinement ?

(pour ceux qui pensent que la première vague est un vaste hoax, si vous n’avez pas peur d’être confrontés à des idées différentes des vôtres, vous pouvez lire mon article sur le sujet puis faites un tour sur le site euromomo.eu)

Les experts

Les excellents résultats de l’Allemagne sont principalement dus à un certain Christian Drosten, virologue de renom, qui a entre-autres développé le test pour dépister le premier SRAS il y a près de 20 ans.

Dès janvier 2020, il a développé les premiers tests pour SARS-CoV-2, ce qui a permis aux structures médicales en Allemagne de tester massivement dès l’arrivée du Covid-19 (pour savoir pourquoi j’ai gardé le masculin, c’est ici), et ainsi d’éviter le pire dans son pays.

En France, nous avons aussi notre héros marseillais, Didier Raoult.

Grâce à son Institut, il a testé au début de l’épidémie plus de gens que la France toute entière. Par ailleurs, il a développé un protocole de traitement à partir d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. Grâce à ces deux médicaments combinés, son institut a des résultats à faire pâlir l’ensemble des autres hôpitaux français. D‘autres se sont d’ailleurs saisis de sa méthode un peu partout dans le monde (pas seulement en France, aux États-Unis et même en Algérie), parfois en y ajoutant du zinc, parfois en utilisant l’azithromycine seule, avec d’excellents résultats.

Ces deux « sommités », comme on aime les appeler, ont au moins un trait en commun : le pragmatisme. Et dans ce cadre, ils ne jurent tous deux que par un passage obligé : les tests. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait tous les pays qui « s’en sortent bien » : Corée du Sud, Taïwan, la Chine après Wuhan, etc.

En revanche, ils sont totalement opposés sur d’autres terrains, en particulier par leur attitude face à la vie. Le premier, germanique de nature plutôt réservée, toujours dans le doute ; le second, méditerranéen exubérant, de nature très optimiste et plein de certitudes affichées.

Leur avis

Or, voilà, l’Allemand prévient depuis quelques temps déjà qu’une seconde vague pourrait être encore plus meurtrière que la première.

En revanche, le Français affirme qu’il n’y a jamais de seconde vague dans les infections respiratoires. Il nous donne l’exemple du SRAS qui n’a pas vraiment refait surface. Il insiste également en disant que ce sont généralement des phénomènes saisonniers et que tout cela passera avec le printemps et l’été, pour ne plus jamais revenir.

Alors, qui croire ?

Une question de bon sens

Comme toujours, je n’ai aucune paroisse. J’écoute tous les avis. Et je me forge le mien.

Si les sons de cloche venant de gens qui ont fait leurs preuves sont tous concordants, il est fréquent que je me range derrière leur avis… à moins que leurs conclusions soient totalement contraires à ce que me souffle le bon sens.

Lorsque c’est le cas, je me pose des questions et essaie de comprendre pourquoi mon bon sens est à contre-courant. Souvent, je réalise alors que mon bon sens était biaisé par des connaissances fausses, une erreur de logique, un oubli de certains paramètres importants, etc. C’est un exercice très intéressant qui permet de déceler nos erreurs. Je continue de douter fortement tant que je n’ai pas mis mon bon sens en défaut. Parfois, ce sont les experts eux-mêmes qui négligent certaines informations – qu’ils n’ont d’ailleurs pas toujours si elles sont dans des domaines connexes mais pas directement liées à leur domaine de pointe. Je trouve que c’est une démarche saine que nous devrions tous pratiquer.

Qui croire ?

Car lorsque les « experts » tout aussi crédibles ont des positions opposées, il ne me reste plus que mon bon sens. Qui vaut ce qu’il vaut…

En l’occurrence, on a là deux experts qui sont difficiles à départager. Quand à expertscape, je me méfie d’un classement « au nombre de publications ». J’ai été dans le monde de la recherche et je sais que quantité rime rarement avec qualité. Surtout que le Pr. Raoult est simplement co-signataire de nombreux papiers qu’il n’a évidemment pas écrits lui-même.

Pour commencer, ils peuvent très bien avoir tous les deux raison. Il ne s’agit là que de probabilités, et personne n’est aujourd’hui en mesure de prédire ce que l’avenir nous réserve, nous en connaissons encore trop peu sur cette maladie. Alors, on ne peut exclure que l’un ou l’autre des deux scénarios arrive : pas de vague ou grosse vague.

Mon bon sens

 

Je vous fais part de mon bon sens, qui vaut ce qu’il vaut. En Allemagne comme en France, nous sommes partis en début d’année avec 0 cas. Puis 1. Puis 2. Puis 10. On connaît la suite.

Que s’est-il passé ailleurs ?

Des « rebonds » ont eu lieu en Chine, en Corée du Sud, à Singapour et dans d’autres pays. Au Japon, dont la première vague a été très bien contenue, la deuxième vague fait les mêmes ravages aujourd’hui que la première vague en Italie.

Ces deuxièmes vagues sont d’ailleurs très souvent principalement « importées » par des voyageurs rentrant de pays contaminés. Or, il semblerait que nous rouvrions les frontières (en tout cas pour les autres pays européens).

Malgré ce qu’affirme le Pr. Raoult, des deuxièmes vagues arrivent bel et bien. C’est également le cas avec Ebola, qui fait des résurgences régulièrement.

L’immunité de groupe

Or, il semblerait que, début mai, seule une petite portion (peut-être 5 à 10 %) de la population ait « chopé » le SARS-CoV-2. Là-dessus tout le monde semble être d’accord. C’est largement insuffisant pour créer une « immunité de groupe », tous les spécialistes sont d’accord là-dessus.

En terme d’immunité, on se retrouvera donc exactement comme début mars avec très peu de cas. Mais, comme je l’ai rappelé plus haut, nous sommes partis avec 0 cas pour en arriver en quelques semaines à des centaines de milliers. Dans la mesure où très peu de gens ont développé une immunité, pourquoi une deuxième vague serait-elle différente de la première ?

Les impacts du climat

Début mai, l’impact du climat sur le Covid-19 n’est toujours pas clair.

Les différences entre différents pays sont extrêmement difficiles à analyser. Il y a trop de variables en jeu, comme je le rappelle dans mon article sur le Covid-19. Différences génétiques. Mutation du virus. Habitudes culturelles, alimentaires et de travail. Mesures prises à l’échelle nationale. Etc.

Il n’est toujours pas clair aujourd’hui si le virus préfère le chaud, le froid, le sec, l’humide… Pour rappel, MERS, qui est un coronavirus de même type, préfère le chaud…

On peut effectivement être tenté de miser sur le printemps pour éradiquer le Covid-19, comme pour la grippe saisonnière. Cependant, les mois de mars et avril ont été particulièrement cléments sur une grande partie de la France, on ne peut certainement pas dire que nous avons subi un hiver terrible. Peut-être l’épidémie aurait-elle été plus meurtrière si nous avions eu un véritable hiver. Difficile de le savoir.

Le chaos des épidémies

Les épidémiologistes ne cessent de répéter le mantra du fameux paramètre « R », qui régit la vitesse d’expansion d’une épidémie.

Le Pr. Raoult écarte ce paramètre, laissant entendre que les épidémiologistes ont des modèles bidon et qu’une épidémie est un phénomène chaotique. C’est vrai. Il rappelle que certains « super-contaminateurs » peuvent provoquer des contaminations en chaîne qui accélèrent la propagation de la maladie. Malgré tout, lorsqu’on regarde une population assez large dans son ensemble, des statistiques se dégagent. Pour rappel, les statistiques ne fonctionnent effectivement que sur des grands nombres. Ce n’est pas un hasard que des pays assez proches à tout point de vue comme l’Italie et l’Espagne aient des courbes de propagation assez semblables.

Je me suis amusé à faire quelques simulations, je publierai probablement un article sur le sujet plus tard. Ces simulations prennent justement très fortement en compte « l’aléatoire » . Et effectivement, en début d’épidémie, la modification d’un petit paramètre peut changer absolument tout. Encore mieux, dans certaines conditions, avec les mêmes paramètres de départ, on peut basculer de « aucune épidémie » à « population contaminée à 60 % » d’une simulation à l’autre.

La réaction de la population

Face à l’épidémie de Covid-19, il se dégage dans les populations mondiales deux camps, très distincts.

Il y a ceux qui « s’en fichent », qui pensent que rien ne va leur arriver. Ce sont principalement les populations d’Europe et d’Amérique du Nord. On peut aussi mettre les Japonais dans cette case une fois la première vague passée : tout s’est bien passé, on ne risque plus rien.

Et puis, il y a ceux qui connaissent et ont vécu les épidémies. Les Asiatiques, touchés de plein fouet par le SRAS. Les pays du Moyen-Orient, qui ont connu MERS. Les pays africains, qui ont, malheureusement, une grande habitude des épidémies.

Et on voit que, en terme de résultats, les vagues sont totalement différentes. Dans les pays où la population a conscience des gestes à faire en cas d’épidémie, la première vague a été très amoindrie (sauf à Wuhan dû à l’effet de surprise). Dans les autres pays, c’est la débandade.

Conclusion

Aurons-nous droit à une seconde vague ? Tout dépend de nous. De nos actions. Serons-nous trop confiants ? Préparons-nous alors à boire la tasse. Serons-nous non pas « apeurés » mais « lucides » ? Il ne s’agit pas de trembler ou de paniquer. Il s’agit juste d’être vigilants. D’agir comme le soldat qui, prêt à recevoir un coup potentiel, lève son bouclier pour se protéger.

Portez des masques. Si vous avez les moindres symptômes, restez chez vous. Évitez les endroits fréquentés. Tenez-vous à distance autant que possible. Ouvrez les fenêtres de vos bureaux au lieu d’utiliser la clim.

Plus facile à dire qu’à faire, je sais. C’est pourquoi…

Ma boule de cristal

Pour ceux qui veulent des prédictions, je m’y risque.

Voici ce que je vois dans ma boule de cristal :

  • les Français n’ont pas la culture du masque,
  • les Français n’aiment pas qu’on restreigne leur liberté chérie,
  • beaucoup de Français vont suivre le Pr. Raoult, se disant donc qu’il n’y a aucun risque… après tout, il a bien dit en février qu’il n’y avait aucun souci à se faire en France « parce que les maladies infectieuses sont des maladies d’écosystème »,
  • le Gouvernement a déjà tout fait pour empirer l’épidémie dès le début, et il continue,
  • le printemps est là, les gens vont beaucoup sortir, faire leurs petites emplettes « compenser » pour ce mois « perdu et enfermé »,
  • beaucoup vont se dire que le plus dur est passé.

J’espère sincèrement mal interpréter les nuages de ma boule de cristal. l’avenir nous le dira.

Il y aura une deuxième vague. Nous serons reconfinés. Il y aura même une troisième vague à l’automne. Nous serons à nouveau confinés.

Preuve MD5

Pour ceux qui liront ce blog plus tard, je vous propose un moyen de vérifier que le message principal de ma conclusion ne sera pas altéré dans le futur afin que je puisse m’y référer.

Copiez le texte du tout dernier paragraphe de la section précédente (le paragraphe de prédiction qui commence par « Il y aura une deuxième vague »). Allez sur cette page (ou utilisez l’outil de votre choix pour calculer un hash SHA-256) et copier ce paragraphe, sans rien enlever ou ajouter. Basculez sur SHA-256. Vous devriez trouver la chaîne suivante :

38026B19B2E7B87780302FEF471DD7A3FA34F3063F43F450B84645E63E6A0332

Pour vérifier que le paragraphe en question de ce post ainsi que le hash ci-dessus n’ont pas été édités depuis ce jour, vous pouvez également vérifier que ce hash figure dans une transaction de 45 Ğ1 effectuée dans la blockchain Ğ1 ce jour, à exactement 04/05/2020 22:45, au bloc #319538, dont le commentaire est exactement ce même hash. Ainsi, vous saurez que cela a été posté aujourd’hui.

Cette recherche révolutionne notre compréhension du Covid-19

Voici le lien vers l’article en question

Attention : ce papier a fait l’objet d’une très sérieuse critique, qui semble montrer que la méthodologie des auteurs n’est pas sérieuse et que leurs résultats ne sont donc pas corrects.

Ce papier révolutionne totalement notre compréhension du Covid-19. Tout ça en utilisant uniquement des modélisations sur ordinateur. Impressionnant. Voilà un très rapide résumé de leurs trouvailles.

Le Covid-19 attaque l’hémoglobine

Si ce que montrent les auteurs est confirmé, le virus ne s’attaque pas aux poumons mais à… l’hémoglobine. Vous savez, ce truc rouge présent dans les globules rouges qui permet d’amener l’oxygène un peu partout dans le corps.

Comme le virus capture l’hémoglobine (en fait, juste sa partie « heme »), le transport d’oxygène ne se fait plus. De fait, le corps est privé de cet élément vital. Par ailleurs, le transport du dioxyde de carbone est également perturbé, ce qui intoxique le corps.

Au niveau des poumons, ceux-ci s’enflamment parce que le dioxygène qu’ils mettent à disposition ne passe plus dans le sang par manque d’hémoglobine, ce qui crée une inflammation et l’obstruction des alvéoles.

Pas étonnant, donc, que les ventilateurs ne soient pas efficaces. Il nous faudrait plutôt un mécanisme pour nettoyer le sang et permettre le transport de ces deux gaz.

Le Covid-19 utilise les porphyrines pour entrer dans les cellules

On croyait que le virus entrait dans les cellules par les récepteurs ACE2. Or, on le sait depuis le début, le virus n’a que faiblement d’affinité avec ces récepteurs. Dès le départ, on pouvait déjà penser que les récepteurs ACE2 n’étaient peut-être pas le mode majeur d’entrée du virus dans les cellules.

Ce papier montre que le virus peut se fixer sur les porphyrines (et en synthétiser certaines). C’est une classe de molécules organiques présentes dans tous les êtres vivants. En fait, ce sont des blocs de base de la construction même du vivant. Or, certaines porphyrines permettent d’entrer dans les cellules. Elles peuvent par exemple y amener de l’oxygène ou des métaux.

Le virus profiterait justement de cette clé pour entrer dans les cellules, sans avoir besoin de passer par les récepteurs ACE2.

L’effet des médicaments

La chloroquine se fixe sur les parties du virus qui attaquent justement l’hémoglobine. C’est évidemment une bonne nouvelle. Mais les auteurs soulignent que sa capacité à se fixer sur le virus n’est pas très forte. Cela explique une efficacité mitigée et très variable selon les individus.

Le Favipiravir (un antiviral testé contre le virus) se fixe sur les portions du virus qui lui permettent de s’accrocher à des porphyrines. Cet antiviral l’empêche ainsi de rentrer dans les cellules. C’est donc un moyen d’endiguer sa reproduction, particulièrement en tout début d’infection.

Conclusion

Les auteurs précisent qu’il faudrait d’autres travaux pour confirmer leurs découvertes. Néanmoins, c’est un pas de géant en avant dans notre compréhension du virus. Chapeau bas.

 

Le Covid-19 va-t-il changer les statistiques de mortalité ? (France, 2000-2019)

Introduction

Ces dernières semaines, suite à la pandémie de Covid-19 qui sévit partout sur la planète, on entend de plus en plus « mais, vous vous rendez-compte, le virus a fait tant de milliers de morts ». Le problème est qu’un nombre sans contexte ne signifie rien. Comme si je vous disais que, là où j’habite, il y a mille personnes sans emploi. Sans vous dire combien il y a d’habitants au total, c’est une information qui n’apporte rien.

Un manque de vision…

Mi-février 2020, le Pr. Didier Raoult, infectiologue de renom, expliquait avec agacement que le Covid-19 n’allait pas influer sur les statistiques de mortalité en France « à moins que les choses changent beaucoup ». Il s’appuyait alors sur le fait que l’épidémie semblait être maîtrisée en Chine (en fait, le confinement de Wuhan n’a pris fin que début avril). Par ailleurs, la « grippe » n’avait fait que très peu de morts en Iran et en Corée du Sud. Il a simplement « oublié » à l’époque que :

  • la progression de l’épidémie n’en était qu’au tout début de la progression exponentielle en Iran,
  • elle n’avait été enrayée par les Chinois qu’au prix d’un confinement drastique dans un pays où la surveillance permet de faire respecter une telle mesure (avec des peines de prison en cas d’infraction).

Par ailleurs, il juge le confinement totalement inutile. Comme si effectivement rester chez soi revenait totalement au même en terme de taux contamination que d’embrasser tous les passants.

… mais aussi de l’amateurisme…

Évidemment, il ne pouvait pas non plus prévoir la gestion calamiteuse du gouvernement français lors de cette crise (pas de masques, pas de tests, frontières restées ouvertes en particulier avec l’Italie, invitations à sortir, à voter et à travailler au moment où il était déjà trop tard et que le confinement aurait déjà été nécessaire, etc.). Il prévenait par ailleurs un mois avant dans une autre vidéo que les coronavirus sont particulièrement dangereux et devraient faire l’objet d’une surveillance accrue.

À noter que je ne suis ni « pour » ni « contre » Didier Raoult. C’est une assertion qui n’a pas plus de sens que d’être « pour » ou « contre » la pluie. Didier Raoult a d’évidentes connaissances dans certains domaines. Pour autant, il n’est pas infaillible, comme tout être humain. De mon point de vue, il a fait des erreurs sérieuses tant en vision à long terme qu’en communication. Malgré tout, il fait exactement ce qu’il faut faire dans sa région contre l’avis de toute sa hiérarchie, c’est déjà vraiment exemplaire et courageux. Mais ceci n’est pas un article sur lui… continuons !

Estimer l’impact d’une cause de mortalité

Comme je le rappelle dans cet autre article, estimer l’impact d’une cause de mortalité est un exercice de funambule.

Comment comptabiliser une personne qui avait de l’asthme, des problèmes cardiaques, de la tension, et qui est morte suite à une infection respiratoire non testée. Covid-19 ? Pas Covid-19 ? Et si elle a été testée, quelle a été la condition décisive du décès ?

La réalité est que c’est l’ensemble de ces facteurs qui ont causé le décès, pas un facteur seul. Il est relativement rare que quelqu’un meure d’une seule pathologie. C’est plutôt un ensemble de facteurs conjugués qui cause la mort. À l’exception des accidents et de quelques maladies comme certains cancers. La faim est également une cause « racine » de mortalité importante dans le monde.

L’impact en Chine

On voit de plus en plus des gens s’alarmant de dizaines de milliers de morts en Chine depuis le début de l’année. Ils estiment immédiatement que ces morts sont à mettre sur le compte du Covid-19.

Or la région de Wuhan, le Hubei épicentre de l’épidémie, compte pas moins de 59 millions d’âmes. C’est comparable à la France en terme de population. Or, en France, il y a plus de 1500 décès par jour hors période épidémique. Sur 2 mois de confinement, et si on considère que la région de Wuhan a le même taux de mortalité que la France, cela donne pas moins de 75.000 morts en temps normal. Pas étonnant donc qu’il y ait des dizaines de milliers de morts à Wuhan à la sortie de plus de deux mois de confinement. Il paraît évident que tous ces morts n’ont pu être pris en charge pendant le confinement.

Le Gouvernement chinois cache peut-être des choses. Je ne fais que donner des chiffres basiques, à chacun d’en faire ce qu’il en veut. Il est extrêmement difficile de mesurer l’impact de l’épidémie sur place sans avoir des chiffres détaillés. Des ordres de grandeur seuls ne peuvent donner aucune indication.

Une manipulation facile

Le comptage est donc très délicat lors d’une épidémie. Il est vraiment facile de manipuler les données quant aux causes de mortalité. Et ce, soit à la hausse, soit à la baisse. Certains clament par exemple que le diabète cause xxxxx morts par an. Seul ? Vraiment ? Là encore, ce n’est très souvent qu’une cause qui s’additionne à d’autres.

Le seul indicateur véritablement intéressant lorsque survient une épidémie avec un fort impact est la mortalité totale dans la population. On peut alors mesurer la portée globale d’un événement, que ce soit une épidémie ou autre chose d’ailleurs, en comparant avec les années précédentes (et suivantes si on a les données).

La question est tout de même se savoir : une épidémie de grippe fait-elle effectivement une grosse différence visible dans la mortalité ?

Perspectives

Mettons maintenant tout cela en perspective. Je suis persuadé que le Covid-19 a parfaitement le potentiel de changer les statistiques de mortalité – en fait il le fait déjà début avril 2020, puisque le Directeur Général de la santé précisait le 4 avril que la mortalité habituelle était déjà supérieure de 27 % par rapport à la normale en semaine 13, toutes causes confondues. Et il annonce le 9 avril qu’en semaine 14, d’après les premières estimations qui pourront être revues à la hausse, l’excédent de mortalité atteindrait 41 %. Si c’est réellement le cas, c’est déjà énorme. Et cela malgré le confinement mis en place plus de 2 semaines plus tôt.

Des sources fiables

Le site officiel des statistiques en France publie de manière transparente et publique les fichiers des décès. Cette publication arrive généralement avec un ou deux mois de retard, mais c’est mieux que rien.

C’est une excellente source de données pour mesurer la mortalité globale dans la population française. En effet, ces données étant publiques, il est extrêmement difficile de « tricher ». J’ai vérifié moi-même la présence de personnes décédées de mon entourage dans ces fichiers et je t’invite, lecteur, à faire de même. Ce sont des fichiers texte qui sont extrêmement faciles à lire et à analyser. Un simple [Ctrl-F] dans un éditeur texte basique permet de chercher le nom de quelqu’un.

Pour une analyse un peu poussée, il suffit d’introduire ces fichiers dans une base de données. On peut ensuite faire du filtrage et du comptage. On obtient alors directement toutes sortes d’informations, et ce pour chaque jour depuis des décennies. Par exemple la mortalité en fonction de l’âge. Ou encore le nombre de décès en fonction du département (et même de la commune).

Résultats

Voici le graphique final du nombre de morts en France sur les 20 dernières années :

Chaque courbe de couleur représente les données d’une année entière, chaque point correspondant à un jour donné, le premier janvier tout à gauche et le 31 décembre tout à droite, en ordonnée le nombre de morts par jour.

Il se dégage de ce graphique trois éléments majeurs :

  • la première anomalie qui saute aux yeux est un grand pic rouge au centre, ce n’est pas du tout une erreur, il correspond à… la canicule d’août 2003,
  • de manière plus générale, on constate que la mortalité est moins forte une fois le printemps arrivé et redémarre doucement en septembre, donnant aux courbes cet aspect de cloche inversée, ce qui montre que l’hiver est généralement plus mortel que l’été,
  • le dernier point est qu’on observe que certains hivers sont particulièrement plus meurtriers que d’autres, leurs courbes se détachent clairement au-dessus de celles des autres années.

La seule crise visible des années 2000-2019

Il se dégage donc des 20 dernières années une seule grande crise en terme de mortalité. On en a pas mal parlé à l’époque, mais c’est une période qui est aujourd’hui relativement oubliée.

Incontestablement, à l’échelle du pays, c’est la catastrophe sanitaire la plus grave et la plus fulgurante qui ait eu lieu dans les 20 dernières années. Lorsqu’on fait le total, cela fait plus de 17.000 morts de plus que la moyenne habituelle pour la saison, en l’espace de 2 semaines. Plus de 58.000 morts au mois d’août 2003 en France, contre environ 41.000 morts en 2002 et 2004.

Détaillons par tranches d’âges

Regardons l’impact de la canicule en fonction de l’âge en isolant seulement l’année 2003 :

Chaque courbe est ici le nombre de morts par tranche d’âge de 10 ans

Sans surprise, ce sont les plus de 70 ans qui ont le plus souffert. Ils correspondent aux trois courbes qui sont largement au-dessus des autres. Les 50-70 ans (les deux courbes en rose et gris) ne sont pas totalement épargnés non plus.

En revanche, les moins de 50 ans n’ont quasiment pas souffert en terme de mortalité. Ils apparaissent en bas, dans la courbe violette et celles en-dessous d’elle.

Détaillons par Département

On peut voir très rapidement des différences notables de l’impact de la canicule dans les différentes régions. Les graphiques suivants sont pondérés par la population totale. Par ailleurs, chaque point est une moyenne des dix jours précédents pour lisser les courbes. En effet, les variations sont trop grandes d’un jour à l’autre lorsqu’on regarde un département seul.

Les régions centrales et grandes villes

Beaucoup de grandes villes, Paris, Lyon, Bordeaux, et certaines régions ont été très fortement impactées par la canicule :

Les régions épargnées

Dans d’autres régions, en revanche, le pic est parfois à peine visible :

  • certaines régions épargnées comme le Cantal ou l’Aveyron, probablement favorisées par la campagne où la chaleur se fait moins sentir que dans les grandes villes,
  • les régions montagneuses où la chaleur s’est évidemment fait beaucoup moins sentir et où le pic d’août est beaucoup moins prononcé qu’ailleurs,
  • certains départements de Bretagne, grâce à son climat océanique.

On pourrait également comparer en terme de pyramide des âges dans chaque département. Les analyses possibles ne manquent pas…

La carte

Et, bien sûr, la carte que tout le monde attend. Plus c’est rouge, plus le taux de mortalité dépasse largement celui de 2002 et 2004 sur le mois d’août.

Différence de mortalité entre 2003 et les années adjacentes (2002 et 2004) – plus c’est rouge, plus la différence est importante (et donc la mortalité qu’on peut imputer à la canicule de 2003)

On voit que la Lozère (en blanc) a en fait moins de morts en août 2003 qu’en 2002 et 2004. Anomalie qui est facilement explicable : c’est le département le moins peuplé de France. Il n’y a en moyenne que deux décès par jour dans ce département en été. Il n’y a donc pas suffisamment de données pour qu’elles soient statistiquement pertinentes. Peut-être qu’il y a eu des morts de la chaleur dans ce département cette année-là, peut-être pas, difficile à dire avec les chiffres seuls.

Impact à court terme

L’impact à court terme de cette augmentation soudaine des décès en 2003 est assez intéressant à analyser.

Concentrons notre regard sur les courbes de mortalité de 2002 à 2005.

Courbes lissée du nombre de morts pour 1 million d’habitants

Pour commencer, on voit que la canicule s’est en fait déroulée en deux temps :

  • une première secousse mi juillet  qui a déjà fait son lot de victimes, en épuisant déjà probablement beaucoup d’autres personnes déjà fragiles,
  • une accalmie fin juillet qui semble laisser du répit,
  • finalement la grande vague principale en août.

Au-delà du pic d’août 2003, on voit que la fin de la même année est aussi plus mortelle que les autres (la courbe rouge dépasse très clairement les autres courbes à droite). Ce n’est plus là l’aspect canicule, évidemment, mais autre chose. La réponse se trouve sur le réseau sentinelle, qui indique une forte grippe ainsi qu’une forte incidence de diarrhée hivernale cette année-là. On peut dire que l’année 2003 a fait des ravages parmi les plus fragiles.

Or, on s’aperçoit que la courbe de 2004 (en vert) est sensiblement en-dessous de toutes les autres. Ce n’est pas une grosse surprise : les personnes les plus vulnérables n’ont pas passé le cap de 2003, autant de décès en moins en 2004 !

Vérification sur toute la période

Regardons le nombre de morts par an (pour 1 million d’habitants, pour prendre en compte l’augmentation de la population) :

L’année 2003 a clairement dépassé les précédentes, puis les années suivantes ont été plus « calmes ». Pour revenir une dizaine d’années plus tard au même niveau que 2003.

On voit bien là l’effet d’une épidémie ou d’une canicule qui balaye malheureusement les plus fragiles : ces épisodes ôtent quelques années de vie supplémentaires à ceux qui sont les plus faibles physiquement, mais qui n’auraient probablement pas vécu très longtemps de toute façon.

Grippes

Analyse

Lorsqu’on regarde le tout premier graphique de cet article, on peut voir que certains hivers « dépassent » les autres en terme de mortalité, très souvent dus à des grippes saisonnières. Ces épisodes peuvent faire 20.000 morts de plus que la normale dans l’année, étalé sur un ou deux mois, mais guère plus. Sur une semaine, on peut même exceptionnellement observer un quart de mortalité de plus qu’une « bonne année ».

En 2005 survient un épisode grippal particulièrement violent, comme le signale encore le réseau sentinelle. On le voit parfaitement dépasser toutes les autres courbes entre février et début mars dans la dernière courbe ci-dessus (le dos d’âne bleu à gauche). Malgré tout, l’impact sur la saison entière reste assez mineur par rapport à d’autres grippes plus récentes. Peut-être dû au choc de 2003, qui a fait que les personnes les plus fragiles n’étaient plus là en 2005.

Visualisation

Si on regarde la mortalité en hiver, de début novembre à fin mars, on voit qu’il y a une sur-mortalité certaines années dues en particulier aux épisodes gripaux. Malgré tout, cela ne fait pas plus de 10% de changement sur la saison, même pour les années les plus violentes que sont les hivers 2016-2017 et 2017-2018. On peut voir cela sur le graphe suivant, qui donne le nombre de morts par saison hivernale pour 1 million d’habitants.

Ce graphique peut faire peur, à cause du démarrage de l’axe des ordonnées à 6800. Si on regarde l’impact sur la mortalité totale avec un axe commençant à 0, l’effet est totalement différent. On peut alors voir l’impact de la grippe sur l’ensemble de la mortalité. Il n’est pas totalement négligeable, mais il reste faible.

Attention donc lorsqu’on regarde un graphique de prendre tout en compte, y compris les axes.

On peut en tout cas remarquer que la mortalité à l’échelle de la France est très stable sur les 20 dernières années en hiver, une véritable horloge !

L’impact psychologique

Il y a un phénomène que l’on sous-estime trop souvent : l’impact psychologique des décès sur les survivants.

Les morts naturelles prévues

Une personne âgée qui meurt avec des arrières-petits-enfants est toujours un événement triste pour les survivants. Malgré tout, la tristesse est souvent atténuée par le fait que cette personne « a eu une belle vie ». On se dit aussi que, « à son âge », l’inévitable allait arriver un jour ou l’autre, dans le court terme. Il y a eu un temps de « préparation » émotionnelle pour l’entourage, même si évidemment on n’est jamais réellement préparé au décès d’un proche.

Les accidents

Un accident soudain d’une personne dont on n’attendait pas qu’elle nous quitterait sous peu est totalement différent émotionnellement pour l’entourage. Et ce pour une multitude de raisons :

  • évidemment, c’est un choc émotionnel beaucoup plus fort puisque totalement inattendu, sans aucun avertissement préalable,
  • cela laisse sur le carreau des proches qui pensaient encore vivre de longues années voire décennies avec cette personne,
  • une mort accidentelle laisse un vide de responsabilités qui est à combler, tant psychologique que matériel, par exemple dans le cas du décès d’un parent laissant l’autre parent seul avec des enfants, ce qui en plus de la détresse psychologique liée au décès provoque des incertitudes matérielles qui renforcent encore l’angoisse,
  • il est souvent impossible de « faire ses adieux » lors d’une mort soudaine, ce qui rend le deuil encore plus difficile,
  • etc.

Une mort « inattendue » est donc beaucoup plus difficile à supporter. C’est le cas d’accidents, mais aussi de certaines maladies ou attaques foudroyantes.

De nombreux accidents visibles dans les données

En arpentant les données et les graphes obtenus grâce au site du Gouvernement, on retrouve les stigmates d’accidents survenus non seulement en France, mais aussi à l’étranger. Ainsi, le graphique de la Thaïlande est le suivant :

Une petite idée sur le grand pic bleu à droite ? Le tsunami de fin 2004. Quand au pic vert de septembre 2007, c’est le crash de Phuket. Et le petit pic noir à gauche, un accident de bus en avril 2000.

On y retrouve d’autres catastrophes comme l’accident d’avion de Charm el-Cheikh en Égypte au début de 2004. Et aussi sur le sol français loin de la métropole, bagay la, comme il est appelé localement, le tremblement de terre à Haïti en 2011. Autant d’accidents qui laissent des traces dans les chiffres, mais pas toujours autant que dans les mémoires.

Un exemple : le Bataclan (13 novembre 2015)

Dans le cas de phénomènes qui impactent plus que l’entourage proche, comme les attentats, l’impact psychologique sur une population peut être très violent. Ce fut le cas par exemple lors de l’attaque terroriste du Bataclan le 13 novembre 2015.

Si on ne regarde que les chiffres purs de la mortalité, cet événement n’a même pas laissé la moindre trace dans la mortalité à l’échelle de la France :

Dans le même temps, on voit bien que l’activité de la grippe de 2016 (au-dessus du seuil épidémique selon les bulletins de l’époque) fait une très nette différence par rapport aux années précédentes (en rose à droite sur le graphique), mais cela n’a pas fait la une des médias, même s’ils en ont un peu parlé à l’époque.

En revanche, en terme d’impact psychologique sur la population, si personne en 2020 ne se rappelle de la grippe de 2016, tout le monde se rappelle l’attaque du Bataclan. C’est là que l’impact d’un événement inattendu fait une énorme différence de ressenti, qui n’est pas forcément visible dans les chiffres.

Toutefois, si on zoome sur le département 75 (Paris), l’événement est parfaitement visible :

En fait, il est même encore plus visible en zoomant sur les 20-50 ans comparé aux plus de 60 ans où il ne l’est pas, ce qui est logique, vu l’âge moyen de ceux qui assistaient au concert.

Les chiffres sont donc à prendre avec précaution, ils ne reflètent pas toujours la réalité en fonction de ce qu’on regarde et il s’agit de sélectionner avec prudence ceux qu’on veut mettre en avant.

Conclusion

Dans quelques mois, nous aurons les données consolidées détaillées des décès de mars et avril 2020. On pourra alors discuter de l’impact global en France et en fonction des régions de ces premiers mois d’épidémie. Il faudra à ce moment-là ne pas oublier d’ajouter les morts en Allemagne, Luxembourg, Suisse et Autriche, qui ont été envoyés dans ces pays en soins intensifs. Il ne faudra pas non plus oublier que, au-delà des morts, cet épisode aura traumatisé beaucoup de gens :

  • restés confinés chez eux hantés par de la claustrophobie, stressés financièrement,
  • certains laissés à eux-mêmes avec la maladie à étouffer pendant des jours,
  • passages aux urgences,
  • guéris avec des séquelles pulmonaires graves…

Sans oublier un lot de morts non négligeable de personnes qui étaient apparemment en parfaite santé avant de contracter le Covid-19 et dont le décès a été un choc pour leur entourage, en tout point semblables à des accidents soudains. Ces dommages sont irréversibles et durables dans la population. Chaque « + 1 » est un être vivant avec un impact sur ses proches.

En attendant…

La question demeure : à quel point le Covid-19 va-t-il réussir à infléchir la courbe des décès (réponse ici), et ce malgré le confinement ? 40 % de plus ? 50 % ? Quid de l’impact négatif et positif du confinement ?

Négatif pour certains, surtout en terme psychologique mais aussi financier, ce qui a également un effet anxiogène.

Mais positif aussi car moins de stress des transports, moins d’accidents sur la voie publique et… mois de pollution, ce qui dans les grandes villes devrait avoir un effet très positif en terme de réduction de la mortalité. En effet, la pollution ferait environ 50.000 morts par an en France. C’est bien plus que le Covid-19 pour l’instant…

Et pendant ce temps, la nature reprend ses droits, et les apiculteurs en détresse (dont on n’entend jamais parler dans les médias malgré la crise sans précédent qu’ils traversent depuis 20 ans) connaissent un nouveau souffle.

Résumé de connaissances sur le Covid-19

(Posté le 27/03/2020, mis à jour régulièrement jusqu’au 23/04/2020 This article in English)

Pour ceux qui n’ont pas le temps, vous pouvez lire un résumé très court qui présente l’essentiel en moins de 5 minutes.

Introduction

Ceci est probablement l’article le plus important publié sur ce blog, passé et à venir. Je pense qu’il peut sauver des vies. C’est tout le pouvoir de l’information. Et nous avons actuellement le pouvoir, par nos actions individuelles. Il vous faudra peut-être 50 minutes pour lire cet article (et avoir de bonnes rigolades par moment), mais vous apprendrez des informations extrêmement importantes sur la crise sanitaire en cours. Cet article est le résultat de 3 semaines de recherches.

Je vais présenter les choses le plus simplement possible, en évitant de rentrer dans des explications trop complexes et scientifiques. Je pense que le contenu de cet article est à la portée de tous.

Ce que vous trouverez dans cet article

Bon, est-ce que cette « pandémie » est juste une énième grippe, un grand canular, ou est-ce quelque chose auquel vous devriez prêter attention ? Je ne vais pas donner de réponse toute faite, et vous laisse vous faire votre propre opinion.

Voilà ce que vous trouverez dans cet article :

  • des connaissances générales sur le virus, ses symptômes, sa contagiosité, sa dangerosité, les facteurs de santé aggravants, etc.
  • les traitements et vaccins que l’on peut espérer trouver,
  • les impacts sur l’économie et les circuits de distribution,
  • ce que les gouvernements peuvent faire,
  • ce que vous pouvez faire en tant qu’individu pour vous protéger et protéger les autres (est-ce nécessaire ?) : protections, nettoyage, gérer la quarantaine, booster le système immunitaire…

Avertissements

J’utiliserai des images amusantes tout le long de cet article. Cela ne veut pas dire que je prends la situation à la légère. Rappelez-vous que le rire est l’un des médicaments les plus efficaces, surtout en cette période de stress élevé.

Ensuite, je ne suis pas médecin et je n’ai aucun diplôme ni formation de santé officiels. Je ne suis qu’un ingénieur informatique avec de bonnes connaissances médicales glanées en autodidacte. J’ai aussi une passion pour les chiffres, et surtout une passion pour l’analyse de l’actualité en piochant dans des sources les plus diverses possibles. Ce que j’écris ici n’engage que moi. Je dois aussi remercier ma femme, qui a une formation en médecine, pour sa contribution très importante à cet article.

Dans ces temps troublés, nous sommes bombardés d’information dans tous les sens ; il est parfois difficile de distinguer le vrai du faux, surtout que nos connaissances sur ce virus évoluent très rapidement. Il est donc parfaitement possible que j’aie raté des informations ou bien que certaines informations que vous lirez ici deviennent fausses ou inexactes demain si on fait de nouvelles découvertes sur ce virus.

Ceci étant dit, allons-y.

Que savons-nous de ce virus ?

Soyons honnêtes… pour l’instant pas grand-chose. Il est apparu il y a quelques mois seulement.

Il fait partie de la famille des coronavirus. Dans cette famille, on trouve certains virus de la grippe qui peuvent également causer des rhumes, mais aussi SRAS et MERS.

L’article ne concerne que l’épidémie en cours, début 2020. La maladie causée par ce nouveau virus est connue sous le nom de Covid-19. Le virus lui-même a pris le nom « SARS-CoV-2 » car il est de la même famille que le SRAS, dont le virus s’appelle généralement désormais « SARS-CoV-1 ».

Le ou La Covid-19 ?

Au début de l’épidémie, « le » faisait consensus. Et puis, soudain, on s’est déplacé vers « la ». L’explication étant qu’il s’agit en fait de l’acronyme anglais « COronaVIrus Disease », traduite en « Maladie à Coronavirus ». Mouais. Tout comme le SARS anglais est devenu SRAS, nous aurions donc pu tout autant franciser en « la » MAladie à CoRONavirus-2019 dans ce cas. En terme de maladie de société, elle est bel et bien là.

Bref le choix d’un genre pour un acronyme même pas francisé est de toute façon un non sens. Cet article ayant été écrit avant cette décision arbitraire (ils n’ont vraiment que ça à faire), je ne changerai pas et resterai avec LE Covid-19 et basta pour les Académiciens. Ils n’avaient qu’à se prononcer plus tôt.

Symptômes

Les symptômes sont un peu différents d’une grippe ou d’un rhume habituels. La fièvre fait partie des symptômes les plus courants, tout comme une toux sèche et parfois des maux de tête. La moité des gens infectés se plaignent également de troubles digestifs, et particulier de la perte d’appétit. Mais évidemment, lorsque la maladie devient plus sévère, elle se transforme en problèmes respiratoires aigus, pour ensuite atteindre la pneumonie lorsque le système immunitaire est débordé.

On retrouve également d’autres symptômes qui ressemblent à une grippe, tels que des douleurs musculaires, la diarrhée, ou un nez qui coule. Le fait de perdre l’odorat et/ou le goût, en particulier du sel, font partie des signes qui doivent lever une alerte. Il y a malgré tout des personnes qui se retrouvent à l’hôpital sans même avoir de fièvre. Certains dermatologues parlent même de problèmes cutanés semblables à de l’urticaire ou des gerçures.

Les symptômes ne sont donc pas suffisants pour juger du fait qu’une personne soit atteinte du Covid-19 ou non. Il n’y a qu’un test en laboratoire qui puisse permettre de faire le diagnostic exact.

De plus, beaucoup de personnes infectées ne ressentent même pas de symptômes, en particulier chez les plus jeunes. On ne sait pas exactement quelle proportion, mais c’est peut-être plus de la moitié des gens qui attrapent le virus. Cela complique sérieusement les choses, car ces personnes asymptomatiques peuvent se balader sans le savoir et répandre le virus autour d’elles sans être détectées.

Malgré tout, ceux qui ont des symptômes, sans forcément aller à l’hôpital, se plaignent généralement d’avoir rarement été aussi malades de leur vie…

Taux de contagion

Il est absolument certain que ce virus est extrêmement contagieux. On peut en être sûr par la simple constatation de sa propagation fulgurante à travers le monde. Par ailleurs, il y a de nombreux récits de médecins et personnels soignants qui ont été contaminés malgré toutes les protections qu’ils aient pu utiliser.

Il est donc extrêmement contagieux…

Un médecin français le résume à ses collègues ainsi : « Dans une portion d’hôpital qui ne suit pas des règles de confinement très strictes, si vous découvrez soudainement qu’un patient a le Covid-19, alors vous pouvez immédiatement en conclure que tout autre patient ayant partagé la même chambre est également atteint sans avoir besoin de faire de test, ainsi que tout personnel soignant qui se serait rendu dans la pièce sans protection. » Il est également de plus en plus évident que quiconque est porteur du virus dans un foyer va quasiment systématiquement le transmettre au reste du foyer.

… mais on ne sait pas exactement à quel point

Même s’il est extrêmement contagieux, son taux de contagion n’est pas encore établi. Cela dépend typiquement de beaucoup de facteurs, y compris des habitudes sociales de chaque culture. En revanche, on voit un peu partout sur la planète que le nombre de personnes infectées dans une région double parfois en l’espace de 2 ou 3 jours, parfois même en une journée.

Doubler ne paraît pas forcément très violent à première vue. Le double de 100 est 200. Pas de quoi fouetter un chat. Malheureusement, la progression sur 20 jours est la suivante pour un doublement tous les deux jours:

Jour 1 3 5 7 9 11 13 15 17 19
Infectés 100 200 400 800 1600 3200 6400 12800 25600 51200

Donc, en partant de 100 personnes infectées au jour 1, 20 jours plus tard, on atteint cent mille personnes en 20 jours seulement ! 3,2 millions en un mois. C’est l’extraordinaire puissance d’une progression exponentielle. Bien sûr, la progression peut parfois être plus lente, mais cela donne un ordre d’idée.

Qui est contagieux ?

À l’heure des connaissances actuelles, on peut dire que n’importe qui, peu importe son âge ou ses symptômes (ou absence de symptômes) peut être contagieux.

En Corée du Sud, ils ont testé toutes les catégories de population à grande échelle. Cela nous donne une idée de qui est principalement porteur du virus et le propage.

À l’inverse, en Italie, les tests ont principalement été réalisés sur les personnes arrivant à l’hôpital dans un état déjà grave de la maladie, ainsi que sur les personnes jugées « à risque ». On peut alors voir qui souffre principalement de la maladie.Ce graphique montre très clairement que :

  • la grande barre rouge en Corée montre que les 20-30 ans sont très souvent porteurs, beaucoup plus que le reste de la population. Je suppose que cela vient simplement du fait que les jeunes ont une vie beaucoup plus sociale que les autres, mais on ne peut pas exclure que certains facteurs biologiques jouent également un rôle,
  • les barres vertes à droite du graphique montrent que ce sont les personnes de plus de 40 ans qui se retrouvent le plus souvent à l’hôpital, même si les autres ne sont pas totalement épargnées non plus.

Conclusions

Jeunes générations, si vous aimez vos aînés, RESTEZ À LA MAISON ! Réunissez-vous avec vos amis en vidéo, mais pas physiquement. Par ailleurs, « avoir seulement une petite chance d’atterrir à l’hôpital » ne veut pas dire « pas de chance du tout ». Les personnels soignants préviennent qu’ils voient arriver des jeunes sans aucun antécédent qui nécessitent d’être pris en charge en réanimation.

Quant aux enfants, en particulier en-dessous de 10 ans, il est difficile de savoir exactement comment ils réagissent. Peut-être n’ont ils été que très peu contaminés en Corée et en Italie parce que les écoles ont été fermées avant les vagues massives. Il est aussi possible que leur corps à l’immunité toute fraîche ne laisse que très peu de chance de survie au virus et l’élimine très rapidement avant qu’il ne puisse se répliquer. Une autre explication : les plus jeunes n’ont quasiment pas de Prevotella, une bactérie très présente dans le Covid-19.

Vitesse de propagation

Au vu de la progression exponentielle que l’on observe partout autour du globe (à part dans les quelques pays qui ont réussi à contenir l’épidémie), il paraît évident que la pandémie ne va pas s’arrêter du jour au lendemain. À la vitesse de progression actuelle, il est très probable que l’épidémie va se propager partout dans le monde, infecter des millions de personnes, peut-être des dizaines ou milliers de millions.

Je suis abasourdi d’entendre encore certains clamer « mais c’est fini en Chine ». Dites, vous savez quand même que les Chinois se sont cloîtrés chez eux pendant 2 mois ! C’est à ce prix qu’ils ont arrêté l’épidémie. Et je parle ici de confinement total, dans un pays où la surveillance de masse ferait pâlir de jalousie Big Brother en personne. Pour rappel, quiconque bravait les mesures de confinement se retrouvait en prison. Dans une prison chinoise.

Prédire l’avenir

Une propagation extrêmement prévisible

On va me dire que je suis un alarmiste ultra pessimiste. Malheureusement, la progression exponentielle est systématique partout dans le monde, donc il est très facile de prévoir ce qui va se passer avec des modèles mathématiques extrêmement simples.

Début mars, j’ai posté sur LinkedIn la similarité très frappante entre la progression de la maladie en Italie et en France, la France suivant l’Italie avec une semaine de retard. Il n’était pas difficile de prédire ce qui allait se passer en France, ce que j’ai fait. Certains diront que « le virus ne fait pas de maths », mais nous savons utiliser cette outil pour modéliser une propagation exponentielle. Il y a extrêmement peu de variables en jeu et les prédictions sont très faciles. D’autres que moi ont fait les mêmes prévisions de leur côté, et les données réelles ont confirmé jour après jour ce que les modèles nous ont montré.

Un équilibre dangereux

C’est ce qui rend Covid-19 très dangereux. Même si ce virus a un taux de mortalité relativement faible par rapport à certains de ses parents comme le SRAS, il se répand beaucoup plus rapidement. C’est toujours le dilemme des pathogènes des maladies infectieuses : s’ils sont trop virulents, ils meurent avec leur hôte avant de pouvoir contaminer une large partie de la population ; à l’inverse, s’ils sont trop bénins, ils peuvent se répandre sans causer de gros dégâts comme une grippe ou un rhume. Rappelons quand même au passage que la grippe saisonnière fait « quand même » plusieurs centaines de milliers de morts par an dans le monde, une dizaine de milliers de morts rien qu’en France en moyenne.

Ce virus particulier semble avoir trouvé un compromis explosif entre vitesse de propagation et mortalité. Si on le laisse se propager, il y a fort à parier que son score dépasserait de loin celui de la grippe…

Comment il se répand

Par l’air

À ce stade, il est encore assez tôt, et on ne connaît pas de manière exacte tous les vecteurs de propagation et leur efficacité. Malgré tout, l’essentiel des scientifiques s’accordent à dire que l’un des principaux vecteurs de propagation est l’air, par les projections sortant de la bouche des personnes infectées. Ces projections, des minuscules gouttelettes, peuvent rester un certain temps dans l’air, mais elles finissent par retomber au sol. La vitesse de chute dépend de nombreux facteurs, en particulier la sécheresse de l’air ou la ventilation du lieu.

À noter que la ventilation dans les centres commerciaux, les hôtels, les immeubles de bureau, réutilise l’air. Malgré les filtres, ces systèmes de ventilation propagent donc les virus… dans l’air.

Quelqu’un qui respire le même air qu’une personne infectée peut être infectée à son tour très facilement. Pour réaliser à quel point c’est rapide, je vous propose une petite expérience de pensée. À un moment de votre vie en tant que non fumeur, vous avez rencontré des fumeurs. Combien de fois avez-vous senti l’odeur de cigarette ? Sentir cette odeur signifie que vous avez donc respiré l’air qui était dans les poumons du fumeur quelques instants auparavant. C’est aussi simple que cela. Cela vous donne une idée de la proportion d’air que nous partageons tous et tout le temps.

Au passage, il est possible, mais pas certain, que la fumée des fumeurs puisse transmettre plus facilement l’infection, le virus s’attachant aux particules de fumée. Cela reste toutefois à démontrer.

Par les surfaces

Par ailleurs, le virus peut également se répandre par les surfaces dans l’environnement. Comme tout virus, sa durée de vie est toutefois limitée sans l’aide d’un hôte. Les recherches initiales ont montré qu’il peut survivre au maximum quelques jours, particulièrement sur l’acier et le plastique. Ce sont quand même des matériaux omniprésents dans notre quotidien. Par ailleurs, on s’aperçoit également que le virus peut rester longtemps (jusqu’à une semaine) sur la surface extérieure d’un masque chirurgical. Il est donc indispensable de ne jamais en toucher l’extérieur et de se laver les mains scrupuleusement.

D’autres anecdotes, comme celle des équipes sur le paquebot Diamond Princess ont retrouvé des traces de l’ARN du virus 17 jours dans les cabines après le débarquement des derniers passagers (qu’ils aient eu des symptômes ou non – ce qui confirme que des personnes asymptomatiques peuvent être contagieuses). L’histoire ne dit pas si l’ARN en question possédait encore sa coque protectrice, mais cela pousse tout de même sérieusement à la prudence.

Pour rester simple :

  • une personne infectée touche sa bouche ou son nez puis touche ensuite quelque chose, ou bien elle éternue ou tousse et les gouttes sortant de sa bouche se posent sur un objet,
  • quelqu’un d’autre touche l’objet en question avec ses mains,
  • cette personne touche alors son visage (bouche, nez, yeux) => elle est contaminée.

Malgré tout, ce n’est pas forcément le vecteur préféré de contamination du virus tant… qu’on se lave les mains régulièrement. Les chances d’être contaminé dépendent directement de la quantité de virus à laquelle quelqu’un est exposé et l’air est probablement plus « contaminant », même si cela reste encore à démontrer.

Par les excréments

Le virus peut également se répandre par les excréments, en particulier lorsque les personnes malades sont dans la phase la plus sérieuse de la maladie. Lavez-vous les mains en sortant des toilettes. Gardez cette habitude après la pandémie, c’est vraiment de l’hygiène de base.

En fait, je mentionne cet aspect pour deux autres raisons. La première, c’est que les toilettes publiques (ou en tout cas partagées comme dans des bureaux par exemple) sont un vecteur de contamination important.

La deuxième, c’est que l’essentiel des résidus de virus qu’on retrouve dans les selles ne sont pas contagieux. Il s’agit généralement de l’ARN du virus seul, sans sa coque protectrice. C’est aussi cette coque qui lui permet d’entrer dans les cellules. Sans elle, il ne présente plus de danger. Mais cela permet quelque chose de très intéressant. En étudiant la présence du virus dans les eaux usées, on peut avoir une bonne idée du niveau de contagion d’une zone géographique. Qui l’eût cru ?

Est-ce qu’il peut se reproduire dans l’environnement ?

Un virus est très différent d’une bactérie. Une bactérie est une cellule vivante à part entière, elle peut se reproduire toute seule si elle trouve des nutriments comme du sucre.

À l’inverse, un virus est une « coque » qui contient de l’ARN. Ce n’est pas un être vivant en tant que tel. Pour se multiplier, il a absolument besoin de cellules vivantes hôtes.

L’ARN est très similaire à l’ADN, mais au lieu d’être une double hélice, c’est une simple chaîne de nucléotides.

Chauffer le virus pour le tuer ?

Des chercheurs français ont examiné les protocoles utilisés par l’industrie de la santé pour désactiver le virus. Leurs conclusions sont choquantes : même après une heure à 60°, certains virus sont encore actifs ! C’est d’autant plus vrai dans un environnement sale. Pour tuer le virus de manière suffisante, ils recommandent une température de 92° pendant 15 minutes.

Cela peut paraître vraiment terrifiant. Pourtant, il convient de se rappeler qu’on parle ici d’échantillons hautement contaminés. C’est d’autant plus vrai que les conditions de conservation précédentes sont les conditions idéales de conservation du virus pour pouvoir l’étudier ensuite. Ces protocoles sont là pour s’assurer que le virus ne va pas s’échapper d’un labo ou contaminer quelqu’un qui manipule des éprouvettes à longueur de journée. Dans la vraie vie, à moins de rencontrer quelqu’un qui crache dans votre soupe, vous ne devriez pas rencontrer d’environnement autant contaminé.

Par ailleurs, ils notent tout de même que le protocole à 60° détruit 99,99 % de virus. En d’autres termes, seuls 0,01 % des virus survivent. C’est très peu, mais pas assez pour des normes extrêmement strictes. Le protocole à 92° tue 99,999 % des virus, n’en laissant que 0,001 %. Il y a donc un facteur 10 entre les deux, ce qui est réellement significatif pour un environnement à risque, mais n’est pas vraiment représentatif pour la vie de tous les jours.

Il reste donc relativement raisonnable de penser que cuire vos plats va effectivement tuer assez de virus pour une exposition normale.

Impact du climat

L’impact des conditions atmosphériques (température, humidité), n’est pas encore certain, tant dans le taux de transmission du virus que sur sa durée de survie dans l’environnement. Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. On voit tout de même qu’il s’est répandu aussi bien en milieu sec et froid (Wuhan…) qu’en milieu chaud et humide (Singapour, Malaisie…). Par ailleurs, les données récoltées dans différents pays sont de qualité très diverses et il est par conséquent impossible d’analyser quoi que ce soit à ce stade de manière fiable. Pour couronner le tout, les mesures de confinement totalement hétérogènes en fonction des pays vont rendre l’interprétation des courbes encore plus difficile.

Période d’incubation

La grippe normale a une période d’incubation de 1 à 5 jours maximum. En d’autres termes, les gens ressentent généralement des symptômes clairs (fièvre, nez qui coule, toux, etc.) dans les 1 ou 2 jours suivant l’infection.

Le Covid-19 est extrêmement différent. La période d’incubation varie de 2 à 14 jours, et il est même possible qu’elle puisse être encore plus longue (certains citent 20 jours, une équipe chinoise a même découvert récemment une nouvelle souche qui serait restée 49 jours chez une personne sans symptômes…), mais cela reste à vérifier. En moyenne, les premiers symptômes apparaissent après 5 ou 6 jours, et la plupart des gens développent des symptômes au bout d’une semaine.

Premiers constats

On peut facilement en conclure que des personnes infectées peuvent se promener sans être diagnostiquées pendant de longues périodes, au cours lesquelles elles peuvent disséminer le virus. Cela explique que des groupes de gens malades apparaissent soudainement dans des régions où personne n’avait signalé d’infection. C’est logique. Lorsqu’on est visiblement malade d’une grippe, par exemple, on reste à la maison pour se reposer et ne pas infecter tout le monde. Par ailleurs, les gens sains ont tendance à garder leurs distances avec une personne qui est visiblement malade. À l’inverse, on se colle plus facilement à quelqu’un qui a l’air en pleine forme.

Cela crée une véritable bombe à retardement qui explose soudainement entre nos mains : de quelques cas initiaux, on explose à des centaines puis des milliers de cas en l’espace de quelques jours ou quelques semaines. C’est tout simplement parce que les gens qui présentent des symptômes maintenant ont en réalité été infectés il y a une semaine, voire deux, sans être diagnostiqués. Et avant qu’on réalise ce qui arrive, on est totalement débordés.

L’impact d’une longue période d’incubation

Ce qu’on croit

Cette longue période d’incubation conduit à des situations très perturbantes. Nous avons tous cette idée en tête que si on s’isole aujourd’hui, la courbe du nombre de malades va s’arrêter tout de suite :

Si cette courbe est relativement valide pour une grippe normale, qui a une période d’incubation de 1 à 5 jours, cela ne fonctionne pas de la même manière avec le  Covid-19. En effet, les personnes malades ne sont généralement diagnostiquées qu’une fois qu’elles font l’expérience des premiers symptômes, parfois même encore plus tard. Mais avec le Covid-19, cela n’arrive que une à deux semaines APRÈS avoir été contaminé. Cela signifie que si on s’isole aujourd’hui, les gens arrêtent de se contaminer entre eux, mais ceux qui ont été contaminés il y a une ou deux semaines commencent à avoir les premiers symptômes DEMAIN !

Ce qui arrive vraiment

La conclusion logique est que la courbe du nombre d’infectés ne va pas s’arrêter le jour du confinement. Elle va continuer à monter exponentiellement pendant au moins une semaine (et probablement bien plus), puisque les contaminations ont DÉJÀ été faites et que les diagnostics ne seront faits que plus tard.

Et encore, ceci n’est qu’une modélisation optimiste (avec un taux de contamination de seulement 1,5, alors qu’il peut facilement monter à 2).

Tout ceci n’est pas que de la modélisation et du blabla de théoricien.

Les données de terrain

C’est exactement ce qu’on retrouve sur le terrain en Italie. Après deux semaines d’isolement, les Italiens n’ont pas vu d’amélioration dans la courbe, qui continue à monter exponentiellement avec un léger infléchissement au bout de 12 jours (mais ça n’a été que temporaire).

Il aura fallu de longues semaines pour que la courbe finisse par s’infléchir définitivement. Le confinement n’a probablement pas été suffisamment respecté (voir cette vidéo et celle-ci qui pourraient être drôles si le sujet n’était pas aussi sérieux). En faisant cela, ils n’ont fait que retarder l’arrêt de la progression de cette courbe.

Période de contagion et de maladie

Je dis souvent en blaguant qu’on se débarrasse d’une grippe en une semaine sans traitement et en 7 jours sans traitement. C’est la durée d’une grippe, quoi qu’on y fasse. On peut éventuellement raccourcir un peu avec des remèdes naturels comme des huiles essentielles, mais ça s’arrête là.

Le Covid-19 dure généralement beaucoup plus longtemps. Deux semaines de maladie et parfois plus dans les cas graves. La période où le malade est contagieux peut même s’étendre jusqu’à à 5 ou 6 semaines :

  • 2 semaines d’incubation,
  • 2 à 3 semaines de maladie (pour ceux qui s’en sortent, parfois avec des lésions pulmonaires irréversibles),
  • une semaine de plus après guérison.

Oui, vous avez bien lu, même une fois les symptômes passés, vous pouvez être toujours contagieux jusqu’à ce que le virus disparaisse totalement du corps. Seul un test peut montrer si vous avez encore le virus ou non. Les symptômes ne suffisent pas.

Certaines recherches tendent à montrer que la contagion n’est pas continue au cours de la maladie, et serait maximale quelques jours avant l’arrivée des premiers symptômes. Il est donc nécessaire pour tous de respecter les gestes barrières et le port du masque si on veut éviter la propagation du virus.

Pourcentage d’hospitalisations

Comme le taux de mortalité, le pourcentage de gens infectés qui ont besoin d’une hospitalisation est très difficile à calculer. Mais, de ce qu’on a pu voir à Wuhan et en Italie, lorsque l’épidémie s’étend de manière incontrôlée, les systèmes de santé sont très vite débordés, même en construisant des hôpitaux en catastrophe.

Il y a des spéculations disant que cela pourrait aller jusqu’à 15 à 20 % de personnes infectées ayant besoin d’une hospitalisation, en l’absence de dépistage et traitement en amont. Je pense que le véritable chiffre est probablement moins élevé, peut-être entre 5 et 10 %, peut-être même moins. Mais 5 % de 1 million, ça fait toujours 50 mille.

Impact sur les systèmes de santé

On ne parle à mon avis pas assez de ce problème, c’est probablement le plus critique dans cette maladie.

Tant que les hôpitaux ne sont pas débordés (comme en Corée du Sud ou d’autres pays qui ne sont pas encore durement touchés, et même la Chine en-dehors de Wuhan), le nombre de morts reste relativement « comparable » à une « grippe classique », même si c’est probablement 10 fois plus.

Des systèmes de santé très vite débordés

Le problème, c’est que comme la maladie progresse très rapidement, les systèmes de santé sont très rapidement submergés en l’absence de réaction rapide. Lorsque cela arrive, comme à Wuhan ou en Italie, le nombre de morts explose. Les gens meurent faute de soins, alors qu’ils auraient pu survivre s’ils avaient été pris en charge correctement. En Alsace, les infirmières disent depuis quelques jours déjà qu’elles doivent « sélectionner » les patients en fonction de leur chance de survie.

C’est tout la puissance de pourcentages très faibles sur de larges populations : 5 % d’un million, c’est 50.000. Et il n’existe pas un seul pays qui a 50.000 lits de soins intensifs pour un million d’habitants. Juste pour donner une idée, les États-Unis, pourtant l’un des pays les mieux équipés en la matière, disposent de… 347 lits pour un million d’habitants. C’est la raison pour laquelle on ne veut surtout pas que tout le monde tombe malade en même temps.

Dommages collatéraux

Au passage, lorsque le système de santé est saturé, les gens qui en ont besoin à cause d’une urgence non liée au Covid-19 (accident, crise cardiaque, appendicite, etc.) ne peuvent plus bénéficier d’une prise en charge correcte. Ils risquent donc la mort, alors que ce sont des problèmes le plus souvent bénins en temps normal. Quid des femmes enceintes qui ont besoin d’accoucher à ce moment-là ?

C’est là les dommages collatéraux mortels d’une maladie se répandant exponentiellement.

Taux de mortalité

On peut calculer le taux de mortalité d’une maladie en divisant le nombre de morts par le nombre de personnes infectées. Pour faire ce calcul, il nous faut donc avoir les données précises du nombre de personnes infectées et du nombre de morts.

Malheureusement, le taux de mortalité exact est actuellement inconnu, parce que les données récoltées ici et là ne sont pas fiables et sont sujettes à interprétation. De ce que j’ai pu voir, ce taux peut être aussi faible que 0,5 %, mais il peut également être de 5 ou 6 %, en particulier lorsque les hôpitaux sont surchargés. Dans tous les cas, c’est toujours beaucoup plus grave qu’une simple grippe, qui a généralement un taux de mortalité de moins de 0,1 %. Mais le Covid-19 est probablement beaucoup moins létal que le SRAS, qui a un taux de mortalité d’environ 10 %.

Nombre de personnes infectées

Ces taux de mortalité dépendent directement du nombre de personnes infectées. Malheureusement, ce nombre n’est pas du tout fiable dans la plupart des cas:

  • manque de précision des tests (certains tests ont une forte proportion de faux positifs, c’est-à-dire des personnes non infectées mais comptées comme infectées ; d’autres tests, à l’inverse, « ratent » des personnes infectées…),
  • manque de test tout court dans la population (comme la France, par exemple, où on ne teste quasiment que les moribonds), ce qui veut dire qu’il y a en fait beaucoup plus de personnes infectées que ce que disent les chiffres, dans tous les cas, on ne peut raisonnablement pas tester l’intégralité de la population,
  • des informations non fiables et un manque de transparence des gouvernements qui tentent de minimiser l’impact sur leur territoire pour ne pas être jugés trop sévèrement par la population (ils diront qu’ils ont voulu éviter une panique).

Si le nombre de personnes infectées n’est pas fiable, il est du coup impossible de calculer un « taux de mortalité ». En effet, dans le cas le plus extrême, on ne teste que les morts, et on a un taux de 100 % de mortalité. Dans les autres cas, on peut « oublier » de compter des morts parce qu’ils n’ont pas été testés. Tout scénario se termine avec des données non fiables.

Le nombre de morts

Comment comptabiliser ?

Par ailleurs, à part dans le cas d’accidents, on meurt souvent d’une combinaison de facteurs, rarement d’un seul problème de santé. Mais alors, comment compter un mort qui avait de la tension, du diabète, de l’asthme, ET une grippe ? Quel a été le pire dans le lot ? C’est facile de ne pas compter un facteur dans le rapport final. Par ailleurs, on apprend également que les chiffres officiels des décès liés au Covid-19 ne comptabilisent que ceux qui sont décédés à l’hôpital, passant sous silence ceux qui meurent en EHPAD ou chez eux.

Mesurer l’impact global

Les seules données fiables que l’on pourra analyser a posteriori est le nombre de morts total dans chaque pays à travers le monde, quelle que soit la cause annoncée de la mort. À moins que la troisième guerre mondiale ne vienne décimer la population (je blague… ou pas), nous pourrons voir l’impact de cette épidémie sur la mortalité générale, en comparant avec les données des années précédentes.

C’est effectivement le seul chiffre qui peut montrer l’impact global, y compris les dommages collatéraux (comme ceux qui seront morts d’une urgence non liée au Covid-19 qui auraient pu être soignée en temps normal, mais qui n’ont pas pu être pris en charge par manque de moyens hospitaliers, ou à cause d’opérations reportées dû à la crise). J’ai publié un premier article sur l’analyse de la mortalité en France et un deuxième article sur les premiers résultats liés à l’épidémie entre mi mars et mi avril. Il est clair que SARS-CoV-2 n’est pas un « grippette », n’en déplaise à certains…

… en attendant…

La seule chose dont nous sommes sûrs, c’est que les systèmes de santé dans le monde paniquent. Dans la région lyonnaise, il paraît que le SAMU est tellement débordé qu’ils ne comptent même plus les appels, ils n’arrivent pas à tous les prendre. Il est donc logique de prendre la position qui s’impose : le principe de précaution.

Bon, est-ce que c’est juste une grosse grippe ?

On ne sait pas exactement à quel point ce virus est meurtrier. Certains parlent de « grosse grippe qui va nettoyer les plus fragiles, comme la grippe chaque année ; finalement cela va améliorer si ce n’est résoudre le problème des retraites. » Je trouve cette position abjecte, mais c’est juste mon jugement. Ceux qui la tiennent sont les mêmes qui s’emportent lorsqu’on mentionne l’euthanasie, qui me semble pourtant être une solution pour ceux qui souffrent le plus. Mais le Covid-19 ne tue pas que les grabataires. Beaucoup de victimes, en particulier ceux avec des problèmes de santé mais qui survivaient très bien, avaient encore de beaux jours devant eux.

Bon, minimisons tout ça

Regardons ce qui se passe quand on minimise l’expansion de l’épidémie au maximum, quitte à friser le ridicule. Disons que, si on ne fait rien, le virus va infecter 5 % de la population, ce qui est une moyenne pour une grippe normale. Est-ce que c’est réaliste avec ce virus ? Vu sa vitesse de propagation qui est bien plus rapide qu’une grippe, pas du tout, de mon point de vue. Je parierais plutôt sur 60 %. Mais je ne peux pas être sûr que cela ne pourrait pas arriver, nous n’avons pas assez de recul pour en être certains. Pour la France, cela voudrait dire que plus de 3 millions de personnes seraient infectées (65 millions × 0.05).

… minimisons ceux qui ont besoin d’hospitalisation

Maintenant, sous-estimons totalement le pourcentage des infectés qui ont besoin d’hospitalisation. D’après ce qu’on a vu en Chine, en Iran et en Italie, le pourcentage d’hospitalisés est probablement entre 5 % et 20 % (je prends une fourchette large). Disons que tous ces pays ont menti sur le nombre de personnes infectées, et que ce pourcentage est en réalité de 1 % (ça défie toutes les données qu’on a, mais admettons). 1 % de 3 millions, ça fait 30 mille. Nous n’avons pas 30 mille lits de soins intensifs en France. Le chiffre exact n’est pas très clair, mais nous en avons probablement un peu plus de 10 mille (5000 lits de réanimation). Donc même en minimisant à l’extrême, on est déjà très mal partis.

Par ailleurs, en minimisant à ce point les chiffres, on traite de menteurs tous les médecins, les aides-soignants, les infirmières de tous les pays touchés. Feraient-ils semblant d’être débordés ? Le nombre de témoignages est tel qu’il semble impossible d’envisager cette possibilité. D’autre part, je n’ai jamais vu une jeune infirmière décéder d’une grippe de ses patients (et elle n’est pas la seule). Je n’ai pas non plus vu 5 médecin mourir d’une petite grippe en France en si peu de temps.

Essayons d’être réalistes

Vu la vitesse à laquelle le virus se propage, il me paraît totalement utopique de penser que le virus ne pourrait toucher que 5 % de la population française en l’absence d’actions comme le confinement. Ce serait plutôt au moins la moité de la population. Et même si ce n’était « que » 10 %, nous serions de toute façon totalement dépassés au niveau des systèmes de santé.

Malgré tout, certains « qui ne s’intéressent pas aux chiffres » parlent encore d’une petite grippe, rappelant à qui veut l’entendre que la grippe saisonnière fait des milliers de morts chaque année. Mais une simple grippe ne tue pas autant de monde en si peu de temps, et on n’est encore qu’au tout début de l’épidémie. Pour rappel, l’épisode de grippe asiatique en 1956-58 (une souche H2N2) a fait probablement 2 millions de morts autour du globe.

Facteurs de risque

Avertissement : il ne s’agit là que de statistiques. Appliquer ces chiffres à vous-même n’est pas du tout pertinent. Par exemple, on n’a qu’une très faible chance de gagner au loto, et pourtant, il y a des gens qui gagnent. Mais alors, les statistiques s’appliquent-elles à eux ? Elles ne s’appliquent en fait qu’à de grands nombres. Le fait que vous soyez « plus à risque » ne veut pas dire que vous allez mourir, et « moins à risque » ne veut pas dire que vous ne vous retrouverez pas à l’hôpital.

Typiquement, les hôpitaux rapportent de plus en plus de jeunes qui étaient en bonne santé avant d’attraper le Covid-19 et qui se retrouvent en réanimation, une jeune fille de 16 ans est morte le 26/03/2020. Personne n’est totalement à l’abri, mais ne tombons pas non plus dans le catastrophisme dans l’autre sens.

Il est évident que quelqu’un qui a déjà des problèmes de santé a plus de chances de développer des complications. Cela va de soi. Mais rentrons dans le vif du sujet.

Une liste

Voilà la liste des facteurs de risque que tout le monde attend :

  • l’âge, en particulier au-dessus de 70 ans, mais l’âge s’accompagne généralement d’une détérioration générale de la santé avec souvent des complications qui entrent dans les catégories « à risque », donc ce n’est peut-être pas l’âge lui-même qui est en cause,
  • les problèmes cardiaques sont particulièrement « à risque », y compris l’hypertension,
  • le diabète est également un important facteur de risque,
  • évidemment, tous les problèmes respiratoires, y compris l’asthme, puisque le Covid-19 affecte principalement les voies respiratoires pour les cas sévères et fatals, c’est d’autant plus inquiétant que la prise de corticoïdes pendant les phases sévères de la maladie semble être un facteur aggravant ; malgré tout, si vous êtes sous corticoïdes, il est actuellement recommandé de continuer votre traitement, mais c’est une recommandation qui pourrait changer à l’avenir, fiez-vous aux recommandations des professionnels de santé sur ce point,
  • sans surprise, fumer est un facteur de risque extrêmement important. Fumeurs, C’EST LE MOMENT D’ARRÊTER ! Le SARS-CoV-2 se fixe sur les récepteurs ACE2, qui sont particulièrement abondants chez les fumeurs. Je suis surpris du peu d’articles et de communications qui parlent de cet aspect pourtant extrêmement important. Attention, les bloqueurs d’ACE augmentent encore les risques.
  • des médecins français ont également remarqué que l’obésité est également un facteur aggravant, mais là-encore, cela sous-entend souvent des problèmes comme du cholestérol, des problèmes respiratoires, du diabète… ce n’est donc pas surprenant, mais bon à signaler.

Potentiels supplémentaires

  • une étude chinoise rapporte que les hommes seraient plus susceptibles de développer des symptômes sévères que les femmes, ils représentent environ 2/3 des morts en Chine, alors que les hommes et les femmes étaient contaminés de manière relativement égale ; je suis surpris que personne ne mentionne qu’environ 50 % des hommes chinois fument, tandis que seules 3 % des femmes ont cette mauvaise habitude… ce qui explique très probablement en partie la sévérité des symptômes chez les hommes…
  • les femmes sont peut-être moins sensibles au virus parce que leurs défenses immunitaires sont plus habituées à résister contre la bactérie Prevotella, compagne du virus,
  • le groupe sanguin jouerait éventuellement un petit rôle ; deux études, une à Wuhan et l’autre à New York, semblent suggérer que les personnes de type O s’en sortent mieux que les autres, et que les types A+ ont une faible tendance à aggraver les symptômes, mais franchement les chiffres ne sont pas assez significatifs pour tirer la sonnette d’alarme,
  • les personnes à Rhésus négatif sont généralement plus résistantes aux infections dues aux virus, mais nous ne savons pas si c’est le cas pour ce virus en particulier. En tout cas, il n’est pas encore vraiment clair que le groupe sanguin et le Rhésus ait une réelle influence sur les résultats, surtout que d’autres facteurs génétiques risquent de jouer bien plus que le groupe sanguin ou le rhésus,
  • les problèmes de foie, en particulier suite à l’utilisation de médicaments ou stupéfiants, sont un facteur aggravant.

Mettons les choses en perspective

Je répète : si vous êtes dans une catégorie « à risque », cela ne veut absolument pas dire que vous êtes déjà mort. Il ne s’agit là que de statistiques. À noter tout de même que le fait de cumuler plusieurs facteurs de risque est en soi également un facteur de risque supplémentaire. Une personne obèse, avec de la tension, des problèmes respiratoires et du diabète, est évidemment plus à risque qu’une personne n’ayant qu’une ou deux de ces pathologies. C’est logique, mais c’est confirmé très fortement par les données italiennes.

On nous répète sans cesse que les plus jeunes (en particulier en-dessous de 40 ans) ont un très faible risque de développer des complications. Il y a pourtant des exceptions, et les infirmières en France insistent sur le fait qu’elles voient de plus en plus de jeunes arriver dans des conditions très mauvaises. Et on ne sait pour l’instant absolument pas pourquoi les uns développent des symptômes graves et pas d’autres. En d’autres termes, ne vous sentez pas « tranquilles » juste parce que vous êtes jeune (ce qui dans tous les cas serait très égoïste, non ?).

Les personnes malades deviennent-elles immunisées ?

On ne sait pas trop à quel point. Il est établi que certains créent des anti-corps, mais on ne sait pas par exemple si ceux qui n’ont eu que peu ou pas de symptômes sont immunisés.

Dans certains cas, des personnes semblent également guérir, puis rechuter. N’ont-elles donc pas bâti une immunité suffisante malgré un état grave ? Beaucoup de questions se posent à se sujet.

En terme d’immunité à long terme, il est fort probable que même si on s’immunise contre une souche, on puisse être contaminé par d’autres souches, comme c’est le cas avec la grippe classique d’une année sur l’autre.

D’où vient-il ?

Nous ne connaîtrons probablement jamais l’origine exacte de ce virus de notre vivant.

L’origine naturelle

Il y a de fortes chances que ce virus soit le résultat de mutations naturelles. Pour ceux qui connaissent un peu la génétique, vous pouvez vous lancer dans la lecture de cet article assez technique qui explique pourquoi une évolution naturelle est parfaitement possible, voire probable, même si je trouve la conclusion un peu hâtive. En analysant de plus en plus de virus trouvés dans la nature, y compris chez les chauve-souris, un autre article explique même qu’on pourrait très bien retrouver l’ancêtre direct de SARS-CoV-2. Malheureusement, plus le temps passe, plus ces souches sont elles-mêmes amenées à muter.

Ce qu’il faut retenir, c’est que SARS-CoV-2 présente des mutations qui peuvent parfaitement apparaître spontanément dans la nature. Il reste la question du temps : trop de mutations dans un temps très court pointerait plutôt vers des manipulations non naturelles.

Si la propagation a été naturelle, il est fort probable que le virus ait circulé chez les humains sans être repéré bien avant que la pandémie se déclare. En effet, on peut parfaitement imaginer que le virus ait « dormi » pendant longtemps avant de trouver la mutation idéale donnant lieu aux signes respiratoires qu’on connaît aujourd’hui. Certains articles suggèrent les mêmes hypothèses, avec un démarrage de l’épidémie peut-être fin septembre 2019.

En tout cas, il est évidemment utile de se pencher sur ces hypothèses pour éventuellement trouver des moyens d’anticiper ce genre de cas dans le futur.

Complots

Certains suspectent également qu’il pourrait s’agir du résultat de manipulations en laboratoire, en particulier des travaux au début de l’épidémie qui ont depuis été beaucoup critiqués pour leur manque de rigueur.

La ville chinoise de Wuhan où est apparu le virus héberge plusieurs laboratoires de biologie qui manipulent des virus semblables au SARS-CoV-2. Il ne peut donc pas totalement être exclu que les humains aient joué un rôle dans la création de ce virus, volontairement ou non. Malgré tout, toute « information » sur le sujet est hautement sujette à manipulation, et je ne commenterai pas davantage. Il est facile de pointer du doigt sans preuves, et même les preuves peuvent être fabriquées. On se rappelle tous Colin Powell agitant sa fiole d’« Anthrax » à l’ONU (j’imagine la panique s’il l’avait lâchée… Oups !).

En tout cas, que ce virus soit le résultat de mutations naturelles, ou qu’il ait été fabriqué par la caste des Reptiliens Illuminati dans le cadre de l’Agenda 2030 n’est pas vraiment important pour l’instant – le virus circule, il est là et il faut faire avec. Si cela n’affecte pas encore la région où vous habitez, il y a de fortes chances qu’il s’en approche à un moment ou à un autre.

Traitements

Alors que j’écris cet article, le Covid-19 est apparu il y a seulement 4 mois. On a tellement peu de recul qu’il est difficile de dire quelle sera la meilleure stratégie pour vaincre la pandémie. Il est même possible (attention, je ne dis pas « probable », je dis simplement « possible ») qu’elle s’éteigne toute seule.

Le monde scientifique, en particulier médical, nous a montré que notre technologie est extrêmement rapide et puissante. Une semaine après la première série de contagions, l’ARN du virus avait déjà été séquencé. De nombreuses autres équipes ont fait de même depuis, nous permettant de connaître un peu mieux ce minuscule ennemi poilu. Malgré tout, nous sommes encore loin d’être certains d’obtenir une solution. Cela peut par ailleurs arriver du jour au lendemain tellement la communauté internationale s’active fébrilement sur le sujet, si je puis dire.

Nous avons par ailleurs une meilleure compréhension de la manière avec laquelle le virus agit. Par exemple, on commence à comprendre que le virus s’attaque en réalité à différents aspects simultanément. C’est le cas du système sanguin, qui est attaqué très violemment.

Interférences et lobbies

Il est parfaitement évident que la première équipe qui trouvera un vaccin ou un médicament nouveau pour traiter le Covid-19 aura découvert la poule aux œufs d’or. Les labos se livrent actuellement une guerre féroce où tous les coups sont permis. Cela peut malheureusement interférer avec la diffusion de l’information et peut même arrêter des découvertes… si un médicament existant et très bon marché venait à résoudre le problème, cela enragerait très certainement beaucoup de requins aux dents longues…

Vaccins

N’attendons pas un vaccin tout de suite. Tous les professionnels de santé s’accordent à dire que nous n’aurons pas de vaccins avant au moins un an, voire deux, et nous ne connaîtrons leur efficacité réelle que dans quelques années. Le virus aura même peut-être disparu d’ici là, comme l’a fait la grippe espagnole et bien d’autres virus.

Par ailleurs, les vaccins contre la grippe ont une efficacité très limitée (parfois 60 % de protection, des fois seulement 10 %). Dans le même temps, leur contenu, y compris des métaux lourds et de l’aluminium, sont loin d’être innocents et dépassent même largement les tolérances normalement fixées pour les médicaments. Mais c’est un autre débat sur lequel je ne vais pas m’étendre. Les vaccins peuvent parfois être extrêmement efficaces et avoir des effets très positifs. Attendons de voir.

Remèdes

Un défi

Les Chinois, qui ont été frappés de plein fouet les premiers, ont été confrontés à une nouvelle maladie que personne dans le monde ne savait traiter. Ils ont essayé tout ce qu’ils avaient sous la main qui pouvait avoir une chance d’être efficace contre le virus. Et ils ont trouvé des solutions intéressantes.

Juste pour montrer l’éventail des possibilités, que je ne suis évidemment pas en mesure d’étudier tant le monde scientifique bouillonne sur le sujet en ce moment, les Coréens ont trouvé que des probiotiques semblent avoir un effet très positif pour combattre le virus. D’autres équipes dans le monde travaillent également sur les probiotiques (on va voir pourquoi c’est pertinent dans la suite de l’article)… tout est possible ! L’orage de cytokines qui semble provoquer les cas les plus sévères est également étudié, avec des perspectives intéressantes. Même des antiacides classiques semblent donner des résultats chez certains patients… des hôpitaux utilisent le plasma de personnes guéries pour traiter les malades…

C’est également un domaine où les technologies les plus récentes peuvent aider. Un superordinateur a cherché des molécules qui peuvent potentiellement aider pour contrer la propagation du virus dans le corps. Toutes nos ressources sont actuellement focalisées sur ce problème particulier, et il est possible qu’on trouve une solution miracle du jour au lendemain.

Antiviraux

Certains antiviraux peuvent potentiellement ralentir la croissance du virus dans le corps, donnant alors un peu de répit au système immunitaire. Il est toutefois trop tôt pour avoir des conclusions strictes sur leur efficacité. Les Chinois en ont testé beaucoup, avec des résultats souvent mitigés. Le monde médical entier et le virus sont dans une course contre la montre… Qui gagnera ? L’avenir nous le dira. Mais c’est typiquement le moment de faire attention aux « découvertes sensationnelles », attention aux titres « p***clic »… et aux chercheurs en mal de prix Nobel.

Chloroquine + Azithromycine

!!! ATTENTION !!!

On parle beaucoup de la chloroquine en ce moment.

N’UTILISEZ PAS CE MÉDICAMENT SANS SUIVI MÉDICAL. Il y a des complications connues et interactions avec d’autres médicaments et contre-indications. Par ailleurs, l’overdose peut vous envoyer à l’hôpital (ce n’est pas vraiment le bon moment…) voire être fatale. À n’utiliser donc que sous avis médical avec suivi par un médecin.

Préliminaires

La chloroquine n’est qu’une clé pour ouvrir les portes des cellules afin de laisser le zinc pénétrer à l’intérieur. En temps normal, il reste à l’extérieur. C’est ensuite le zinc qui empêche le virus de se répliquer à l’intérieur de la cellule. Par conséquent, la chloroquine sans zinc ne sert pas à grand-chose… mais personne n’en parle. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez lire mon article sur le sujet. Par ailleurs, elle permet aussi de bloquer un peu les zones du virus qui s’attaquent à l’hémoglobine, ce qui prive le malade d’oxygène.

Premiers essais

Une équipe chinoise a découvert très tôt que la chloroquine avait un effet in vitro (dans une éprouvette, pas dans le corps d’un malade) sur le Covid-19. Malheureusement, des tests similaires ont été faits lors de précédentes épidémies de coronavirus, avec de bons effets in vitro, mais aucun résultat lorsqu’appliqués sur des vrais patients ou sur des souris.

Malgré tout, les Chinois ont testé le phosphate de chloroquine sur une centaine de patients répartis dans une dizaine d’hôpitaux à travers la Chine. Cette étude a donné des résultats qui ont semblé prometteurs. Malgré tout, c’est une étude très limitée et d’autres études tendent à montrer que les résultats sont loin d’être miraculeux.

D’autres essais

Un médecin français a également conduit un essai sur 20 patients puis 80 patients avec apparemment des résultats intéressants, en utilisant de l’hydroxychloroquine et un antibiotique qui a également des propriétés anti-virales, l’azithromycine. D’autres médecins sont très réservés par rapport à cette étude qui ne respecte pas les standards scientifiques (patients « enlevés » arbitrairement du résultat final, y compris un mort, une méthodologie assez douteuse, des résultats incohérents…).

Un médecin américain a également tenté un traitement à base de chloroquine/azithromycine/sulfate de zinc avec d’excellents résultats (tiens tiens, compléments de ZINC !), mais nous devons interpréter cela avec précautions, il ne s’agit pas là d’une étude scientifique, juste une expérimentation de terrain. Malgré tout, au vu des résultats avec très peu d’effets secondaires, nous devrions certainement tenter le coup !

Les Chinois ont enfin mené une étude randomisée avec groupe de contrôle avec de très bons résultats. Mais comme l’indiquent les auteurs de l’étude, il reste à faire des tests sur de plus grands nombres. Voilà une véritable démarche scientifique.

Efficacité et innocuité

Si les résultats sont confirmés par d’autres équipes, l’avantage de la chloroquine est qu’il s’agit d’une molécule qu’on utilise depuis très longtemps. Les médecins connaissent parfaitement ses effets secondaires et ses contre-indications. Et comme c’est un médicament anti-paludisme extrêmement répandu, cela pourrait donner un peu de répit aux systèmes de santé un peu partout dans le monde.

Malgré tout, il est de plus en plus clair qu’elle ne peut être utilisée que sur des patients qui sont en début d’infection, et qu’elle devient inefficace lorsque les symptômes sont plus sévères. Une fois que le patient a besoin de soins intensifs, le virus n’est plus le problème. Il est donc indispensable de faire du test à grande échelle pour dépister au plus tôt les personnes infectées si l’on veut utiliser ce médicament.

RAPPEL : un médicament reste un médicament… ne prenez rien par vous-mêmes sans consulter l’avis d’un médecin !

Ma conclusion sur la chloroquine

En tant que scientifiques, c’est notre devoir d’utiliser le principe de précaution et de ne pas se précipiter sur des conclusions hâtives alors que nous n’avons que très peu de données fiables à notre disposition. Par ailleurs, clamer que le confinement est « inutile » alors que de nombreux hôpitaux sont déjà totalement saturés n’est pas un bon signal.

Élargissons les tests sur la chloroquine. Vite. Nous devons nous prémunir d’une éventuelle catastrophe si ce médicament devaient être utilisé en masse mais n’avait finalement pas l’effet escompté. Qu’adviendrait-il si le virus mutait en une souche résistante ? Les faux espoirs sont souvent plus dangereux que la prudence.

Par ailleurs, n’est-il pas beaucoup plus urgent de limiter les dégâts et d’éviter qu’une large partie de la population soit contaminée ? Mieux vaut prévenir que guérir, dit le proverbe. Et en attendant mieux, le confinement est actuellement la seule solution en France, qu’il faudrait agrémenter de dépistage de masse, mais ça coûte cher et nos gouvernants semblent vouloir économiser des bouts de chandelles, comme d’habitude…

Dans tous les cas, ne pas tenter la piste de la chloroquine/azithromycine/zinc (ou de tout autre médicament donnant des bons signes d’efficacité) est criminel. Il y a également des luttes de pouvoir et d’égo qui perturbent la simple logique dans cette histoire. Mais trop communiquer un peu n’importe comment sur le sujet dans les médias est dangereux : cela a déjà fait des morts.

Antibiotiques

Tests

On parle beaucoup de la chloroquine mais très peu des antibiotiques comme l’azithromycine. Depuis la première étude du Dr. Raoult, je suis persuadé que c’est en fait l’azithromycine qui a un effet déterminant, surtout lorsque les symptômes sont déjà là. En effet, si les patients de son étude réagissaient relativement bien avec la chloroquine, le résultat est bien plus fulgurant avec les quelques patients ayant eu en complément de l’azithromycine.

On remarque au passage que tous les autres essais donnant des résultats très positifs ajoutent également l’azithromycine. Les autres études avec la chloroquine seule sont soit encourageants soit mitigés, mais très rarement significativement exceptionnels.

Or des médecins viennent de tester l’azithromycine seule… avec d’excellents résultats. Il est donc très possible qu’elle soit suffisante à elle seule. Mais tout comme la chloroquine, il faudrait conduire d’autres tests plus larges pour en avoir le cœur net.

Ce n’est pas une énorme surprise. En effet, l’azithromycine a déjà été étudiée contre le virus H1N1 avec une bonne efficacité.

D’autres études

Une autre étude comparant hydroxychloroquine+azithromycine / azithromycine seule / autre chose permet également de voir que l’azithromycine seule traite aussi bien les patients que si on y ajoute de la chloroquine. Par ailleurs avec des résultats extrêmement impressionnants. En traitant correctement la population, il ne resterait vraiment qu’un pourcentage infime de personnes nécessitant un passage par la ventilation.

HCQ=hydroxychloroquine, AZI=azithromycine, SOC=autre chose

D’autres signalent sur certains posts avoir testé d’autres antibiotiques de la même famille avec des succès très impressionnants et extrêmement rapides sur des patients qui pourtant souffraient déjà de détresse respiratoire. Il paraîtrait donc insensé de négliger cette piste. Tandis que le Gouvernement fait tourner une usine à gaz pour tenter d’introduire des médicaments très chers, certains médecins font leurs propres protocoles avec ce qu’ils ont sous la main…

Prevotella, un suspect

On s’aperçoit de plus en plus que le virus SARS-CoV-2 a des liens très serrés avec des bactéries. Il n’agit pas seul. Ce ne serait pas lui qui crée la détresse respiratoire, mais des bactéries, cela fait consensus de plus en plus.

On observe que le virus interagit très fortement avec la bactérie Prevotella, connue pour causer des infections. Déjà, en février 2020 à Wuhan, certains indiquaient avec des preuves que Prevotella était très présente chez les malades. Un chercheur américain a d’ailleurs très vite repéré le lien entre Prevotella et le virus.

Il y a de sérieux indices montrant que le virus soit un bactériophage, c’est-à-dire qu’il puisse coloniser la bactérie. Ainsi, même s’il n’est plus présent dans le sang et ne peut donc plus être détecté, il peut se cacher dans la bactérie, qui est présente dans nos intestins. Cela expliquerait pourquoi certains malades guérissent, puis redeviennent malades.

Coïncidences ?

C’est une bactérie que nous avons tous dans nos intestins. Sauf les jeunes enfants qui n’en ont quasiment pas, ce qui explique probablement pourquoi ils n’ont que très rarement des symptomes sévères. Et par ailleurs, les fumeurs en ont plus que les autres ce qui pourrait expliquer en partie que fumer est un risque… de même, les personnes diabétiques ont plus de Prevotella… et Prevotella est associée à l’hypertension qui est un haut facteur de risque pour le Covid-19…

Le virus SARS-CoV-2 semble pouvoir coloniser cette bactérie et s’en servir pour nuire, entrer dans les cellules, et surtout provoquer le syndrome d’infection respiratoire. En effet, en se multipliant, la bactérie crée une multitude de cytokines, qui provoquent l’infection, se transformant ensuite en pneumonie. Les personnes obèses dont le système immunitaire est généralement en réaction inflammatoire chronique souffrent très rapidement de cette attaque.

Par ailleurs, la bactérie pourrait très bien aider le virus à passer inaperçu. En effet, il peut se cacher à l’intérieur de bactéries. Enfin, les bactéries, avant d’entrer dans la phase active de l’infection, agissent pour diminuer les inflammations, ce qui permet d’avoir des malades asymptomatiques pendant de longues périodes.

Il se trouve que l’azithromycine est active contre Prevotella… le puzzle semble se dessiner petit-à-petit.

Probiotiques

Au vu de la symbiose probable entre SARS-CoV-2 et Prevotella, cette bactérie présente dans le système digestif, il paraît raisonnable de penser que les probiotiques peuvent jouer un rôle non négligeable dans les pistes à explorer pour se prémunir des formes graves du Covid-19. C’est ce que font les Coréens comme je l’ai déjà mentionné. C’est aussi ce que pensent certains français. À suivre, donc.

Oxygéner le sang

Les Chinois ont dès le début rapporté que l’apport direct de sang oxygéné chez les patients très violemment atteints était très bénéfique.

Il ne s’agit pas là seulement de supporter les poumons bien affaiblis. Une étude théorique chinoise montre que le virus attaque l’hémoglobine, empêchant donc le sang de transporter efficacement l’oxygène dans l’organisme…

Anti-coagulants

Il semble que de nombreux patients ont des problèmes de sang coagulant dans les veines. On ne comprend pas encore exactement pourquoi, mais il semblerait que les anti-coagulants utilisés en milieu hospitalier aident les patients. À nouveau, ne prenez pas vous-mêmes d’anti-coagulants, cela pourrait avoir d’autres effets néfastes que l’on ne connaît pas encore, sans compter les effets secondaires habituels des médicaments.

Médecines traditionnelles

En plein épicentre de la crise, les Chinois ont utilisé de manière assez intensive la médecine traditionnelle chinoise. Celle-ci a donné d’excellents résultats pour donner un répit bienvenu au système de santé « moderne » totalement débordé. La médecine traditionnelle chinoise, avec ses plus de 3000 ans d’histoire, a écourté les temps de guérison, traité les cas les moins sévères avant qu’ils n’empirent, etc. Il est clair qu’elle a sérieusement participé à réduire le désastre en Chine…

Il va être intéressant de voir comment d’autres médecines traditionnelles vont s’en sortir ailleurs dans le monde, comme par exemple l’Ayurveda en Inde.

Conclusion sur les remèdes

Si effectivement ce virus est un bactériophage qui en plus s’attaque à l’hémoglobine, il faut donc en réponse apporter des solutions diverses :

  • antiviaux dès le départ pour l’empêcher de se reproduire,
  • limiter les dégâts causés par prevotella ou d’autres bactéries, soit par des probiotiques permettant de limiter la prolifération des mauvaises bactéries, soit avec des antibiotiques ciblant les mauvaises bactéries,
  • lorsque le virus s’est reproduit en trop grand nombre, apporter de l’oxygène aux malades, tout en gardant en tête que les poumons sont en fait sains et n’ont pas forcément besoin de ventilation,
  • trouver quelque chose qui serait plus efficace que la chloroquine pour empêcher le virus de capter l’hémoglobine.

Dame Nature

Il est temps de rappeler tout de même que 80 % des gens (c’est une estimation, peut-être 90 %, peut-être même plus mais le consensus actuel est plutôt entre 80 et 90 %) s’en sortent soit sans symptômes du tout (potentiellement 50 % des contaminés !), soit avec une très grosse grippe, sans nécessiter d’hospitalisation. La nature nous a construits de telle sorte que nous sommes résistants. Je couvrirai ce point un peu plus loin dans l’article en expliquant comment vous pouvez renforcer votre système immunitaire.

Dans tous les cas, le Covid-19 n’est pas Ebola (60 % de mortalité quand même… mais justement, il n’a pas pu se répandre) ni la peste bubonique (qui n’arrive pas non plus à se répandre). Nos ressources immunitaires sont extrêmement fortes, elles s’adaptent à l’environnement et se retournent rarement contre nous, contrairement à tous les vaccins ou médicaments que l’on peut inventer qui ont des effets secondaires parfois très graves.

Mutations

Tout virus qui se propage dans une population mute avec le temps. C’est la raison pour laquelle les vaccins contre la grippe sont si peu efficaces. Entre le moment où le vaccin est inoculé et le moment où on attrape le virus, celui-ci a muté, ce qui fait que le vaccin ne marche parfois plus du tout.

Tant que ce virus n’avait infecté qu’un nombre réduit de personnes, il n’avait que peu de chances de muter, comme ça a été le cas avec le SRAS ou MERS.

L’expansion facilite la mutation

Comme il se répand partout, le SARS-CoV-2 mute déjà en diverses formes un peu partout sur la planète. Voici un graphique des souches déjà existantes de SARS-CoV-2 pris d’un autre article très intéressant et que vous devriez lire si la science vous intéresse :

Plus le virus se répand, plus nous lui laissons des chances de muter en quelque chose de pire… ou moins virulent. Les paris sont ouverts. Pourquoi est-ce important ? Pour beaucoup de raisons :

  • les traitements qui fonctionnent sur une souche peuvent ne pas fonctionner sur d’autres, comme les vaccins contre la grippe,
  • on peut dire la même chose des tests : on peut très bien imaginer qu’un test fonctionne pour certaines souches mais pas pour d’autres,
  • les symptômes de la maladie peuvent varier, ce qui va rendre la détection précoce de plus en plus difficile,
  • les taux de complications et de mortalité peuvent varier, en mieux comme en pire.

À noter tout de même que la grippe a tendance à évoluer « en mieux » le plus souvent, devenant de moins en moins « coriace » quand elle se répand. Mais cela reste un peu de la roulette russe. Des chercheurs chinois pensent d’ailleurs que les différentes mutations existantes autour du globe ont conduit à des souches beaucoup plus dangereuses que d’autres, se répliquant jusqu’à 270 fois plus que d’autres… comme je viens de le rappeler plus haut, ils pensent que les symptômes et traitements idéaux peuvent également varier d’une souche à l’autre.

Les mutations – en pire ou en mieux

Les infirmières en Italie ont commencé à dire qu’elles voient arriver de plus en plus de cas graves sur lesquels les ventilateurs mécaniques ne fonctionnent plus aussi bien qu’au début de l’épidémie. Est-ce que cela pourrait être lié à des mutations ? Difficile à dire. Certains médecins français disent également qu’ils voient une aggravation des patients, mais il est encore difficile de cerner pourquoi. D’ailleurs, il n’est pas à exclure qu’il ne s’agisse que d’un biais cognitif car il s’agit juste de ressentis de terrain…

Bref. En laissant le virus se répandre à loisir, nous avons ouvert la boîte de Pandore. Il est de plus en plus difficile de prédire ce qui va se passer, même dans un futur proche, dans la mesure où la probabilité de nouvelles mutations grandit exponentiellement chaque jour. Encore une fois, cela peut parfaitement aller aussi dans le bon sens. Seul l’avenir nous le dira.

Les impacts

J’ai couvert les impacts sanitaires pour l’instant, mais ce n’est évidemment pas les seules conséquences que cette pandémie va avoir sur nos vies.

Pourquoi les marchés mondiaux plongent-ils (puis rebondissent aussi vite qu’ils sont descendus) ? Pourquoi cela affecte-t-il l’économie ? Quelle est la relation entre cette épidémie et la monnaie ?

Sanitaires

Comparer les impacts dans différentes parties du monde est une tâche difficile, voire impossible. Il y a tant de différences entre les pays, et même d’une région à l’autre dans un même pays, qu’il est totalement impossible de faire des comparaisons statistiques :

  • au sein des populations, les différences génétiques peuvent causer des réactions différentes de nos systèmes immunitaires,
  • les mutations du virus lui-même fait que des souches différentes affectent des zones différentes, même à l’échelle locale,
  • d’une population à une autre, les habitudes culturelles, prises de conscience et réactions varient grandement, serrer la main, faire la bise, se maintenir à distance des autres pendant les conversations ou au contraire être proche jusqu’à se toucher, parler fort ou non (ce qui influe sur le nombre de gouttelettes qui s’échappent de la bouche), port du masque, etc.,
  • les habitudes de travail (de grands plateaux de travail fermés et climatisés favorisent grandement la propagation tandis que le travail à l’extérieur est moins risqué),
  • localement, les habitudes alimentaires peuvent favoriser ou non la virulence de la maladie,
  • les statistiques comptées différemment (avec ou sans tests, fiabilité des tests utilisés localement, etc.), que ce soit pour compter les personnes infectées ou décédées,
  • niveau de préparation, de financement, de technologie du système médical, qui varient grandement entre les pays,
  • mesures de sécurité prises au niveau national, confinement total ou partiel ainsi que son application sur le terrain, fermeture ou non des écoles et des visites aux maisons de retraite, etc.

On se rend vite compte que toute statistique de comparaison entre différents pays n’a pas vraiment de sens et ne fera que produire des résultats biaisés. Typiquement, on s’attendait à un cataclysme en Afrique, qui n’a pas eu lieu.

Les marchés financiers

Voici une image de l’indice DJIA (Dow Jones Industrial Average) entre 2017 et mars 2020:

C’est indéniablement l’un des crashs financiers les plus importants de l’histoire, avec une perte de valeur de l’index d’environ un tiers en un mois. Il se redresse déjà ces derniers jours. Ceux qui ont vendu tout en haut du pic et racheté tout en bas ont fait une belle plus-value. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Les marchés sont basés sur les rumeurs et sur la confiance qu’ont les investisseurs sur les perspectives à venir. Or, celles-ci sont plutôt sombres pour l’instant, d’où la dégringolade spectaculaire des marchés. Quel peut-être l’impact de cette chute ? Il y en a beaucoup.

Évidemment, on entend que des milliardaires sont rétrogradés en millionnaires en l’espace de quelques jours. Mais bon, je ne me fais pas trop de soucis pour eux, ils survivront. 🙂 Par ailleurs, on peut noter que les Rothschild ont retiré leur groupe familial des marchés financiers… en octobre 2019. Bande de veinards !

Malheureusement, cela affecte surtout les plus pauvres et les plus précaires. On voit déjà les retraites de certains pays, basées sur les marchés (retraite par capitalisation) diminuer. Mais c’est également une catastrophe pour les entreprises dont le capital dépend directement des cours, et qui risquent de fermer leurs portes. Ce qui va faire monter le chômage.

L’économie

Il est évident que, avec tout le monde coincé à la maison, soit en quarantaine (forcée ou volontaire), soit en arrêt maladie, l’économie va souffrir sérieusement. Partout dans le monde.

Un système basé sur la dette

Or, nous avons basé tout le système financier sur de la dette : la monnaie est créée lorsqu’on prend un crédit auprès d’une banque. Le problème est que, dans une récession, il devient impossible de rembourser tous les crédits émis avec leurs intérêts. Le système va s’effondrer inéluctablement. Il n’y a pas que moi qui fais ce constat. Par exemple, Gaël Giraud, économiste et chercheur au CNRS, en est également certain… Tout le système financier est basé sur la « croissance », or on s’attend à une récession massive. Dans le monde entier. Il est bien possible que cette crise soit le clou final dans le cercueil du système financier…

Les banques centrales tentent de limiter les dégâts en injectant des milliers de milliards sur les marchés, sans grand succès. En fait, elles font déjà les pompiers depuis 10 ans. Je ne vois pas du tout comment le système financier, les banques et les états, vont se sortir de ce pétrin. Le château de cartes va tomber. Il est probablement temps pour chacun de s’intéresser à la monnaie, par exemple au QEForPeople plutôt que pour les marchés. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, il me faudrait écrire un autre article complet.

Un coupable facile

Dans tous les cas, lorsque les autorités partout dans le monde, FMI en tête, diront que tout cela est « la faute au virus », il faudra se rappeler que les véritables coupables sont les banques et les états. Partout dans le monde. Ils ont construit un château de cartes (en réalité, une véritable chaîne de Ponzi) depuis 50 ans, et le premier souffle va le faire tomber. Il aurait fallu construire un système résilient plutôt qu’un système avide…

On dit que « quand Wall Street éternue, le monde entier se prend une pneumonie ». Vu sous cet angle, cela m’amuse un tantinet.

Les systèmes financiers

Des politiques économiques à revoir

Tout le système financier et les paradigmes économiques vont devoir changer. Les pays devront reconsidérer les privatisations massives de leurs infrastructures ces dernières décennies. Toutes les actions d’« austérité » devront également être revues, le nombre de morts nous rappelant comment ils ont rogné sur les budgets de la santé. Emmanuel Macron a lui-même avoué lors de sa première intervention publique que « certaines activités doivent rester dans le giron de l’État ». Comme la santé.

En effet, il a supprimé des lits, dans la lignée de ses prédécesseurs, à tour de bras. Il a coupé les budgets, économisé des bouts de chandelles sur les masques… Je crains que les Français ne payent le prix fort de cette politique dans les semaines qui viennent. Il est beaucoup trop tard pour faire marche arrière. On risque de se réveiller avec une sacrée gueule de bois.

J’espère que cela va déclencher une vague de demandes de la part de la population de régler le problème sans renflouer les banques pour cette fois… plutôt mettre leurs dirigeants en prison comme l’ont fait les Islandais il y a 10 ans. Sinon, c’est chacun d’entre nous qui mettront la main à la poche, pour le plus grand bénéfice de ceux qui se sont gavés depuis des décennies. En Europe, les « fonds de garantie » étant une rigolade intégrale (il y a à peine de quoi garantir 0,3 % des dépôts, si tout le système tombe la fameuse garantie de 100.000€ sur les comptes est en fait de… 300€ qui resteront sur votre compte), il n’y aura pas d’autre solution que de faire le ménage dans le panier de crabes ou de repartir les poches vides.

Attention aux belles paroles…

Restons sur nos gardes. Emmanuel Macron a été pris en flagrant délit de mensonges à répétition. Il y a beaucoup d’exemples, mais celui qui me plaît le plus est lorsqu’il faisait un émouvant discours à l’ONU appelant tout le monde à œuvrer pour la paix, tout en vendant des armes à l’Arabie Saoudite, [sarcasme] dont on sait qu’elles sont utilisées évidemment à des fins pacifiques.

Changements politiques

Nous devrons donc être très vigilants vis-à-vis des changements passés en catastrophe pendant que tout le monde regarde ailleurs. Cela risque d’être le même scénario partout dans le monde : les gouvernements vont profiter de la crise pour retirer encore plus de libertés, c’est une évidence. Les populations en état de stress sont toujours plus facilement manipulables… et une fois la crise passée, on maintient les lois « temporaires » passées en catimini.

Mondialisation

Lorsque les gens comprendront que la prolifération rapide du virus n’a été possible que grâce à la mondialisation, l’opinion va changer. Les pays ont déjà commencé à prendre des mesures de protection, à l’opposé de leurs politiques d’hier.

Lorsque les gens comprendront que les problèmes d’un seul pays peut sérieusement affecter le monde entier, ils voudront relocaliser le plus de choses possibles. Pour l’instant, c’est surtout la Chine qui a fait défaut pendant un temps. Mais elle s’est très vite remise. Et s’il y a eu des problèmes dans la distribution de voitures ou de téléphones, ça n’est pas bien grave. Mais lorsque ce sera le tour de pays exportateurs de nourriture, par exemple, cela risque de faire tousser un peu plus les pays importateurs…

Chaînes de distribution

L’un des problèmes importants est celui des chaînes de distribution. La crise sanitaire perturbe évidemment la distribution des produits. Toutes les chaînes de distribution ont été optimisées pour éviter au maximum de faire des stocks, afin de minimiser les coûts. Si les producteurs de matériaux de base viennent à arrêter la production pendant un temps à cause de la pandémie, c’est toute la chaîne qui est affectée, jusqu’au consommateur final, dans la mesure où il y a très peu de « tampon » en cours de route. Malgré tout, il semble irréaliste que les productions s’arrêtent pendant des mois. Pour l’instant, l’ensemble tient encore, et les produits de première nécessité sont très bien approvisionnés. Cela dépendra tout de même de la manière dont les gouvernements des différents pays géreront la crise.

Production de nourriture

Le principal problème est que les pays qui produisent de la nourriture soient sévèrement impactés par le Covid-19. Beaucoup de pays, y compris en Europe, ne produisent pas l’intégralité de leur nourriture. Bien sûr, on n’en est pas à la pénurie, très loin de là. Mais cela peut devenir un véritable problème alors que le virus se répand un peu partout. Sans prendre de mesures drastiques pour contenir sa progression, on pourrait se retrouver dans de beaux draps…

On peut noter que ce serait une excellente excuse pour créer soudainement un « gouvernement mondial » (ou une version plus puissante de l’ONU, l’OMS, le FMI… bref), pour faire face au « défi mondial » qu’est le Covid-19. Cela fait longtemps qu’on en entend parler pour « faire front aux défis climatiques ». Je ne suis pas nationaliste, mais on ne combat pas une inondation avec de l’eau. La mondialisation a accéléré le fléau, il nous faut donc relocaliser et non mondialiser davantage. Sans oublier bien évidemment de garder une coopération massive entre les pays. L’isolationnisme n’est pas non plus la solution.

La résilience provient de la diversité. Diversité implique communication.

Écologie

En terme de pollution, des effets positifs du confinement ont été clairement vus, en particulier en Chine et en Italie. À Lyon, où je vis, l’air est redevenu beaucoup plus pur après une seule semaine de confinement. Or, on sait que la pollution est une cause de décès très importante. Ironiquement, on peut même se dire qu’il n’est pas impossible que, toutes causes confondues, il se pourrait bien que la Chine ait une balance positive en terme de mortalité, les morts du Covid-19 étant contrebalancés par ceux qui ne mourront pas de la pollution… Bien sûr, cela ne sera probablement pas le cas pour les pays qui ne contiendront pas l’épidémie comme l’a fait la Chine.

Cet épisode va nous montrer le problème de la pollution sous un autre angle, ainsi que sur notre impact sur l’environnement. Et il nous montre également que, quand on s’en donne la peine, on peut agir très vite et réduire drastiquement notre impact.

Que peut-on faire ?

… en tant que nations…

Tous les pays devraient regarder ce qui se passe ailleurs et en tirer des leçons. Comment tel pays a-t-il réagi face à la crise ? Quel est le résultat ? Et ensuite suivre l’exemple des bons élèves.

Communiquer sur les bonnes pratiques

Oui, on sait maintenant qu’il faut se laver les mains. Mais certaines informations critiques sur le virus ne circulent pas assez. Par exemple ARRÊTEZ DE FUMER ! Ou encore, diffuser plus largement l’information sur certains symptômes largement ignorés comme le manque soudain d’appétit.

Tester

Les tests PCR

Un premier type de test s’effectue en prélevant du liquide dans le nez et/ou la gorge des patients. Ensuite, des techniques utilisées par la grande majorité des laboratoires d’analyse médicale (Polymerase Chain Reaction, abrégé en PCR) permettent de repérer la présence et la concentration du virus dans ces échantillons.

Nous avons les moyens, l’expertise, particulièrement dans les pays « riches » de faire des tests massifs. Il faut évidemment aussi des masques pour les personnels qui prennent les échantillons.

Il ne s’agit que de prendre la décision au niveau politique. Pour les pays les plus pauvres, cela risque d’être plus compliqué et ils doivent se préparer le plus tôt possible.

Ces tests servent principalement pour savoir si une personne est contagieuse. En effet, elle peut être porteuse du virus ailleurs dans l’organisme et ne sera pas forcément détectée par un test PCR.

Les tests sanguins

Lorsqu’une personne tombe malade, elle développe des anti-corps contre la maladie. Ces anti-corps sont très spécifiques pour chaque maladie. Ainsi, en analysant le type et le nombre d’anticorps présents dans un échantillon de sang, on peut savoir si un patient a été atteint du Covid-19. On peut même savoir où il en est dans la progression de la maladie, ce qui est particulièrement utile pour adapter les traitements. On peut également savoir après coup et pendant un certain temps s’il a déjà développé la maladie et donc s’il est immunisé ou non.

Pour l’instant, on ne sait pas exactement si les malades sont immunisés ni pour combien de temps s’ils le sont. Mais il y a tout de même fort à parier que l’immunité se construise comme pour tout autre virus, au moins d’un point de vue théorique.

Comment les pays peuvent utiliser les tests

Quelques pays ont pris des mesures drastiques pour diagnostiquer et isoler les personnes infectées au tout début de la progression de l’épidémie.

Taïwan et Singapour, bien qu’ayant eu des personnes infectées très tôt, ont réagi immédiatement. Et ça paye ! En testant systématiquement tous les cas suspects, ces deux petits pays s’en sortent très bien, sans avoir à imposer des mesures de confinement draconiennes. Ils font également des tests de température absolument partout (à Taïwan, on se fait tester à l’entrée de chaque restaurant…) car la fièvre est l’un des principaux signes d’infection.

La Corée du Sud a également choisi de tester massivement sa population, faisant plus de 200.000 tests en quelques semaines. Les Chinois font de même actuellement, et c’est ainsi que l’épidémie est maintenant contenue dans ce pays. La Corée propose même des tests « drive-in », le résultat est connu en une heure. En Allemagne, ils font 500.000 tests par semaine… ce qui explique la mortalité très peu élevée dans ce pays pour l’instant car ils ont une vision assez proche du nombre de personnes contaminées.

Leçon retenue. Apparemment pas pour tout le monde. Tout est question de décision politique.

Imposer des quarantaines pour ceux qui entrent dans le pays

C’est pourtant une mesure évidente : tester toute personne qui rentre dans le territoire, en particulier si elle vient d’un pays « à risque ». Alors que l’Italie était en plein confinement, la frontière française à Menton est restée ouverte, sans aucun contrôle… on marche sur la tête. Bien sûr, ce type de mesure fait grincer des dents tous ceux qui veulent abolir les frontières. Mais nous parlons ici de sauver des vies humaines, pas d’idéologie.

Traiter

La Chine nous a ouvert la voie à des traitements possibles. Utilisons-les ! Testons-les ! Qu’a-t-on à perdre ?

Confinement des populations

En absence de réaction rapide des gouvernements, la seule solution qui reste lorsque l’épidémie est trop avancée, c’est le confinement. De nombreux pays s’y résignent. Et ceux qui ne l’ont pas encore fait y viendront. Sinon, le système de santé est débordé et c’est la catastrophe. Mais je le répète : ce n’est que si les décisions n’ont pas été prises assez tôt en amont. Par exemple en voulant économiser des tests ou des masques au début de l’épidémie…

La Chine a prouvé que des mesures de confinement strictes fonctionnent. Elles ne sont certainement pas drôles. Mais elles marchent. Attention, je parle bien de mesures strictes. Pas juste en disant, comme l’a fait le Gouvernement français « dites, on aimerait bien que vous restiez chez vous… et puis vous allez signer un papier vous-mêmes pour sortir… mais allez voter quand même ! Ah, j’oubliais. Bien sûr que vous allez vous entasser dans le métro pour aller contaminer vos collègues, au boulot ! » Ce serait presque drôle si le sujet n’était pas aussi sérieux. Je suppose que la prochaine étape est de faire une attestation auto-signée comme quoi on n’a pas le Covid-19 !

Dans tous les cas, lorsque la situation est hors de contrôle dans une région, il n’y a pas d’autre choix que de faire un confinement extrêmement strict, sans quoi, cela ne fonctionne pas.

Se préparer à recevoir la vague

Sans mesures rapides de détection et diagnostic, c’est tout le système de santé dans la plupart des pays qui vont faire face à un tsunami sans précédent. Nous devons agir très rapidement, sinon cela vire à la catastrophe, comme on l’a vu en Italie et maintenant en France. Mais ce n’est que le début. Et la plupart des pays ne prennent pas de mesures ou bien des mesures largement insuffisantes par rapport à la vague qui arrive. Nous devons agir MAINTENANT. C’est déjà trop tard dans beaucoup d’endroits. Un seul jour de retard, c’est 40% de personnes infectées en plus.

Subventionner

Nous ne voulons certainement pas que le réseau d’artisans et de petites entreprises de chaque pays tombe en faillite. Les restaurants. Les petits magasins. Beaucoup vont mettre la clé sous la porte s’ils ne sont pas aidés. Ces entrepreneurs ont déjà du mal à boucler les fins de mois en temps normal. Il faut les aider. Au final, les gouvernements devront payer au centuple les bouts de chandelle qu’ils ont voulu économiser au départ.

Sauver les gens plutôt que l’économie

Pendant les dernières semaines, nous avons vu les gouvernements des pays occidentaux hésiter. Faut-il confiner tout le monde au plus tôt et se prendre une déroute économique ? Et si tout se passait bien sans avoir besoin de confiner les gens ?

Ces hésitations montrent une chose : ils ont choisi ouvertement de privilégier l’économie, non leurs citoyens. Quelle décision stupide ! Plus ils attendent, plus la vague va toucher l’économie très fort. Avec des mesures de confinement strictes dès le départ, nous aurions pu limiter les dégâts. Mais maintenant, nous sommes comme un paquebot qui ne peut plus tourner à temps. On va toucher l’iceberg.

C’est le prix à payer pour des politiciens lâches et cupides qui ne pensent qu’à la prochaine élection. Mais ils perdront les suivantes, lorsque le scandale de leur (in)action sera révélé. Personne ne pourra cacher le tsunami, quoi qu’ils fassent.

Traitements et systèmes de santé

Des investissements massifs et urgents doivent être faits pour construire et renforcer les systèmes de santé. Nous n’avons pas de temps. La monnaie peut être créée d’un claquement de doigts en cas d’urgence, elle ne devrait pas être un problème. Nous avons entendu ces dernières semaines des annonces surprenantes, des dizaines de milliards d’euros débloqués par-ci par-là (pourquoi étaient ils « bloqués » avant ???) pour faire face à la crise. Comme quoi, tout est possible quand on le veut.

Individus

Les individus ont également besoin d’aide, en particulier les plus fragiles. En France, il est même rapporté que certains SDF auraient été verbalisés pour ne pas avoir respecté le confinement. C’est peut-être faux, mais probablement pas très loin de la réalité. C’est le résultat de décennies d’augmentation des inégalités.

Beaucoup de familles ont déjà du mal à boucler les fins de mois en période normale, elles sont d’autant plus vulnérables en période de confinement. Les politiciens doivent s’emparer du sujet s’ils ne veulent pas voir des foules en colère se presser devant leurs portes. Ils doivent aider. Massivement.

Revisiter les modèles économiques

Nous DEVRONS revisiter nos modèles économiques. Le modèle actuel, basé sur la dette, n’est pas durable. Nous avons donné aux banques privées le pouvoir de créer la monnaie, et donc de choisir dans quelle société nous vivons. Il n’est pas étonnant qu’elles préfèrent construire des tanks et des pesticides beaucoup plus profitables que les systèmes de santé, les écoles ou les maisons de retraite.

Ce que nous pouvons faire… en tant qu’individus

ARRÊTEZ DE FUMER. MAINTENANT !

De tout ce que j’ai pu lire, fumer est un énorme facteur aggravant. Si vous êtes fumeur, c’est le moment d’arrêter.

Dois-je paniquer ?

La situation actuelle crée évidemment beaucoup d’incertitudes. Cela plonge également beaucoup de gens dans des situations financières difficiles.

Malgré tout, paniquer est la pire des choses à faire. Le stress désactive le système immunitaire et ouvre toutes les portes à toutes sortes de problèmes de santé, pas seulement le Covid-19, d’ailleurs : crise cardiaque, problèmes digestifs, problèmes respiratoires, bref.

Rappelez-vous qu’au moins 80 % des gens qui attrapent le virus s’en sortent avec une grippe, voire aucun symptôme. Mais pour augmenter vos chances de vous en sortir le mieux possible, la première chose à faire est de préserver votre système immunitaire.

Réduisez votre niveau de stress. Regardez des comédies. Rigolez. Faites des activités qui vous passionnent. Jouez avec votre famille. Ça devrait être ça, le confinement.

Petit rappel historique

Dans beaucoup de cas, les périodes difficiles de l’histoire ont amené leur lot de mesures sociales. En France, nous avons de nombreux exemples :

  • 1789, la Révolution, qui a démarré à cause de trop grosses inégalités,
  • en 1816, l’éruption d’un volcan en Indonésie provoque un changement du climat qui décime les récoltes, les problèmes qui en découlent provoquent des révoltes qui forcent les plus riches à « lâcher du lest »,
  • 1848 en France, c’est encore la pauvreté qui soulève le peuple, et permet de nouvelles avancées,
  • 1870, au prix d’une révolte assez virulente, a généré des avancées sociales dans les décennies qui ont suivi,
  • 1936, en pleine période de crise, le Front Populaire permet des avancées spectaculaires
  • 1945 avec le CNR, là encore les avancées sont majeures et dureront plus de 30 ans… avant de reculer plus tard.

Nous sommes probablement à l’aube de nouveaux changements. Bien sûr, la période de transition risque d’être un peu difficile.

Mais paniquer ne sert à rien, car les choses vont peut-être se régler en douceur. Il est inutile de se faire du souci pour un futur qui est si incertain et sur lequel nous n’avons pas prise.

En revanche, ne pas paniquer ne veut pas dire qu’il ne faut pas prendre des mesures simples pour se protéger soi-même et ses proches… comme rester à la maison si possible. Aider les autres quand c’est possible. Ce n’est certainement pas idéal, très certainement contraignant. Mais certainement moins contraignant que de se retrouver à l’hôpital.

La différence entre panique et logique

Comment faire la différence entre les deux ?

Lorsque les gens paniquent, ils réagissent de façon irrationnelle. Ils se précipitent en masse pour se battre pour du papier toilette quand la chose la plus logique à faire est de rester à tout prix éloigné des masses, justement. ils attaquent les gens qui portent un masque alors que la chose la plus raisonnable à faire est au contraire de s’en éloigner. Leur cerveau ne fonctionne plus correctement parce qu’ils sont débordés d’émotion.

Le stress réduit l’activité cérébrale. Lorsqu’il faut courir pour échapper à un lion, il n’y a pas vraiment besoin de beaucoup réfléchir. On a besoin de muscles. Le stress redirige alors tout l’oxygène vers les muscles au dépens du cerveau, qui est l’organe qui consomme le plus d’oxygène du corps en temps normal. Sans oxygène, le cerveau fonctionne évidemment moins bien.

Vous n’avez pas besoin de courir pour échapper au Covid-19, au contraire, vous avez besoin de votre cerveau. La panique ne peut faire que du mal dans le cas présent.

Distanciation physique

Restez à distance physique raisonnable des autres, en particulier si vous êtes dans une catégorie « à risque ». C’est ce qu’il y a de plus logique à faire. Et si vous n’êtes pas vous-même à risque, n’oubliez pas qu’il ne s’agit que de statistiques, et que si vous avez un peu de compassion pour vos camarades bipèdes, essayez de limiter le plus possible la propagation du virus.

Grâce aux technologies modernes, cela ne veut pas dire qu’on devrait couper toutes les relations avec nos proches. Bien au contraire : c’est le moment idéal pour appeler cette tante à qui vous n’avez pas parlé depuis longtemps.

Je suis totalement abasourdi quand j’entends de prétendus « experts » proclamer que le confinement ne sert à rien. Pour rapporter un commentaire lu récemment, « recommander aux gens de ne pas porter de masque parce que les gens autour d’eux n’ont pas l’air malade est aussi stupide que de recommander de ne pas porter de préservatif avec des inconnus parce qu’ils n’ont pas l’air malades ». Allons allons, un peu de logique ! Soyez l’allumette qui éteint le feu.

Lavez-vous les mains

Faut-il vraiment se laver les mains souvent ? OUI !

Devez-vous utiliser une solution hydro-alcoolique pour vous laver les mains ? Est-ce qu’il vaut mieux utiliser du savon ?

J’utilise de l’eau chaude et du savon, qui me semble être le plus efficace pour se débarrasser de tous les virus (mais aussi tout le reste) qui pourraient coller à la peau. D’ailleurs, de nombreuses études prouvent que le savon et l’eau sont au moins aussi bons que les gels hydro-alcooliques. C’est particulièrement efficace sur ce virus, qui est protégé par une coque de graisse facilement détruite par le savon et l’eau chaude. Sans cette enveloppe protectrice, son ARN devient inutilisable et est détruit.

Si vous voulez vraiment utiliser une solution hydro-alcoolique, alors il faut en choisir une avec au moins 70 % d’alcool, sinon ce n’est pas suffisant pour tuer le virus. Je ne les aime pas beaucoup, ces gels assèchent ma peau qui a déjà une tendance naturelle à être sèche.

Oubliez la poignée de mains

Peut-être qu’il serait temps de reconnaître la puissance du salut asiatique.

La poignée de main est une confrontation. Qui va dominer ? Nous sommes témoins de scènes dignes de pièces de théâtre de la part de nos dirigeants qui se font des empoignades à n’en plus finir. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Il est peut-être temps pour nous-autres Occidentaux de reconnaître le respect que reflète une révérence asiatique, comparé à la poignée de mains militaire.

Ne touchez pas votre visage

C’est probablement la chose la plus difficile à faire. C’est un réflexe naturel. On se touche constamment le visage, en particulier pour diminuer le stress en touchant des points qui stimulent et relaxent. Trouvez d’autres moyens de combattre le stress, mais évitez en particulier de toucher votre nez, votre bouche, et vos yeux, qui sont autant de portes d’entrée pour le virus.

Protections

Les gants

Les gants peuvent paraître vraiment de trop pour la vie de tous les jours. Mais quand on parle de transports en commun, par exemple, il peut être non superflu en période de pandémie d’en porter. Évidemment, c’est à chacun d’estimer le niveau de protection dont il veut s’entourer sans perdre la raison. Si vous ne voulez pas porter de gants, ne touchez pas votre visage et lavez-vous les mains souvent. Le mieux évidemment est de ne pas sortir, mais tout le monde n’a pas ce choix.

Peut-être que le nombre de morts dans les prochains mois vous feront changer votre vision des protections, comme ça a été le cas pour les gens à Wuhan. Les photos du marché de Wuhan avant l’épidémie ne montraient aucune personne portant un masque. Mais la situation aujourd’hui est très différente. Ce qui peut vous paraître totalement superflu aujourd’hui peut devenir le strict minimum demain.

En attendant, les gants gardent aussi sur eux des traces de virus. Se balader toute la journée avec les mêmes gants est un non sens total. Se toucher le visage avec les gants revient exactement au même qu’avec les mains nues. À utiliser donc seulement dans des cas très particuliers.

Les masques

Non, évidemment pas ce type de masque. 🙂

Si vous avez des masques, il peut être intéressant d’en porter, même si c’est un sujet complexe.

Les masques chirurgicaux

Les masques chirurgicaux sont essentiellement intéressants à porter pour les personnes malades. En effet, un malade qui porte un masque ne répand plus le virus dans l’air tout autour de lui, ce qui protège les autres. C’est là la principale utilité d’un tel masque. En fait, quiconque est malade, même de la grippe normale, devrait porter un masque, c’est la base de l’hygiène.

Voici une petite animation qui illustre bien cet aspect essentiel (ce n’est pas un masque chirurgical, mais l’effet est relativement semblable, surtout sur les goutelettes qui sont immédiatement captées par le masque) :

Par ailleurs, ils protègent également jusqu’à un certain point les personnes saines. Si vous n’évoluez pas dans un environnement très contaminé (comme un hôpital), alors c’est déjà mieux de porter un masque chirurgical que rien du tout. Comme le virus s’accroche généralement à des gouttelettes ou à des particules dans l’air, ces particules peuvent s’accrocher au masque plutôt que dans votre gorge ou vos poumons, ce qui est le but recherché.

Masques FFP2/N95

Bien sûr, les masques FFP2/N95 sont bien meilleurs et sont la seule solution de protection réellement efficace. À noter que la plupart des masques « anti-pollution » (comme ceux que portent les cyclistes, par exemple) sont également efficaces, tout comme les masques portés dans le bâtiment.

Les masques FFP3 sont largement surdimensionnés à moins d’être un personnel de santé très exposé, mais évidemment si vous en avez un, « qui peut le plus peut le moins ».

Les masques « faits maison »

Attention aux masques faits maison, en particulier ceux imprimés en 3D. J’ai une imprimante 3D à la maison, mais je n’ai pas imprimé de masque. Pourquoi ? Parce que l’impression 3D génère des trous suffisamment gros pour que le virus s’infiltre. Pour qu’un tel masque soit efficace, il faut :

  • faire un dessin qui s’adapte correctement au visage, ce qui est loin d’être facile,
  • colmater les raccords au visage avec un matériau intermédiaire,
  • poncer et laquer/peindre toute la surface pour être sûr de boucher les trous,
  • prévoir une zone assez grande pour le filtre pour qu’il laisse passer un flux d’air suffisant pour respirer,
  • s’assurer que les raccords des remplacements de filtres n’ont pas de fuites,

Bref, fabriquer un masque efficace est loin d’être aussi simple que de simplement imprimer une pièce comme on imprimerait une figurine pour décorer le salon. Par ailleurs, si le masque donne un sentiment de sécurité sans être réellement protecteur, cela devient extrêmement dangereux.

On peut malheureusement en dire autant des masques en tissu faits maison.

Notes spéciales

On le sait, le manque de masques chez les personnels soignants en France est connu. Si personne dans votre foyer n’est à risque, les personnels de santé ont bien plus besoin de masques que vous. Beaucoup de personnes en France (en particulier ceux qui travaillent dans le paramédical) ont donné leur matériel aux hôpitaux et infirmières à domicile. Bravo ! Quant à ceux qui volent des masques aux soignants… je n’ai pas de mots…

Malgré tout, dans un pays comme la France où très peu de tests ont été menés, n’importe qui autour de vous peut être porteur du virus. Alors, à moins de rester sagement à la maison, tout le monde devrait porter un masque. Nous n’en avons simplement pas assez, et le Gouvernement est le premier coupable.

Les masques et la pression sociale

Porter un masque peut être tourné en ridicule dans certains pays, comme la France. Bien que la pression sociale soit parfois difficile à soutenir, laissez-les rire. Au mieux, vous pouvez expliquer aux personnes à qui vous tenez pourquoi vous portez un masque… mais au fait, pourquoi est-ce que vous êtes physiquement avec eux ? Bref, porter un masque ne veut pas dire que vous :

  • êtes obsédé par la maladie, en particulier dans cette période un peu spéciale,
  • êtes malade et contagieux,
  • avez peur d’eux.

C’est juste une précaution basique qui peut sauver des vies – celles de votre propre environnement et celles de l’environnement des autres. C’est gagnant-gagnant.

Ceux qui rigolent aujourd’hui vous diront merci dans quelques semaines.

Nettoyer les surfaces potentiellement infectées

Les surfaces potentiellement infectées (poignées de portes, tables, etc.) peuvent être nettoyées avec de la javel, de l’alcool, du peroxyde d’hydrogène… c’est assez simple et rapide de faire un petit nettoyage de temps en temps. Ne vous nettoyez pas l’estomac avec, ils risqueraient de désinfecter la Terre de votre présence au lieu de vous désinfecter du virus. 😛

Les rayons ultra-violets (UV) sont également un désinfectant très puissant. La lumière du soleil, qui en contient beaucoup, tue les virus très facilement. Malgré tout, attention, les vitres en verre filtrent l’essentiel des UV et pour s’assurer de bien désinfecter quelque chose, il vaut mieux l’exposer à la lumière directe du soleil. Attention aux ampoules UV : utilisées sans protection, elles peuvent provoquer des lésions irréversibles au niveau des yeux ainsi que provoquer des cancers de la peau !

Le temps est également un allié précieux. Le virus meurt sans hôte. Mais on ne sait pas encore exactement combien de temps il peut rester en vie, en particulier en fonction des matériaux et des conditions atmosphériques.

Attention aux comportements obsessionnels

Ceci dit, attention aux comportements obsessionnels, surtout en période de peur. Il suffit de se surveiller un peu et de s’assurer que toute notre attention n’est pas dirigée sur un nettoyage constant. Si vous êtes devant l’évier à vous laver les mains depuis 20 minutes, il est peut-être temps d’arrêter…

Comment gérer le confinement

Impacts négatifs

Le confinement n’est pas forcément une partie de plaisir pour beaucoup de monde. En fait, cela a résulté en une volée de divorces en Chine. De manière générale, être confiné dans un espace réduit seul ou avec d’autres est toujours décrit comme une expérience difficile. Les marins en savent quelque chose.

Note : si vous voyez que vous allez être confiné(e) avec un(e) conjoint(e) violent(e), vous devez agir maintenant, contacter les services d’aide, partir TOUT DE SUITE. Le confinement va aggraver les choses de manière drastique.

Impacts positifs

D’un autre côté, si vous êtes dans un environnement tendre et affectueux, eh bien c’est le moment de resserrer les liens avec toutes ces personnes que vous voyez à peine à la maison… le confinement peut ne pas être un mal si on sait comment l’envisager.

À d’autres niveaux, je vois aussi que la situation résulte en une explosion de créativité.

Faites quelque chose que vous aimez. J’ai trouvé récemment ce meme :

  • En 1665, l’Université de Cambridge ferme temporairement ses portes à cause de la peste bubonique. Isaac Newton dut travailler de chez lui, il a utilisé son temps à développer le calcul et la théorie de la gravité. Donc, si vous êtes coincé à la maison, faites comme Isaac. Faites quelque chose de productif.
  • Bon, il n’avait pas de console vidéo…

Sur un autre thème, certains ont imprimé avec des imprimantes 3D des valves pour un hôpital, permettant du même coup de traiter plus de monde en même temps. Des gens reclus ont cousu des masques…

Agir

Si vous souffrez de la quarantaine ou même si vous avez de l’angoisse vis-à-vis de la situation, essayez la vidéo suivante. Ça paraît totalement idiot et ridicule à première vue… mais ça marche. Essayez, je vous mets au défi. Ça prendra quelques minutes, mais ça vous permettra de surmonter l’angoisse de la situation. Essayez, vous verrez. Je vous assure, ça marche. Lavez-vous les mains AVANT de commencer !

Finalement, le télétravail peut également avoir du bon quand on sait comment le gérer.

Si vous êtes malade, protégez les autres !

Est-il vraiment besoin de le répéter ? Vous êtes malade ? Restez chez vous ! N’allez pas refiler votre truc aux autres. Si vous avez un masque, mettez-le. Toussez dans votre coude si vous n’en avez pas. Assurez-vous de ne pas toucher votre visage avec vos mains, car les mains sont l’un des principaux vecteurs de contamination. Ne vous appuyez pas sur le comptoir de la pharmacie. Et si vous êtes en bonne santé, évitez de toucher ce comptoir si possible… est-il vraiment nécessaire de le gratter avec vos ongles ?

Renforcez votre système immunitaire !

Rappelez-vous, au moins 80 % des gens s’en sortent avec une grippe. Nous ne mourons pas tous, grâce à notre système immunitaire. 🙂 C’est d’ailleurs assez ironique que mon précédent article ait été intitulé « Capacités incroyables de guérison ».

Faites tout ce que vous pouvez pour renforcer votre système immunitaire. Arrêtez de manger des cochonneries. Mangez et cuisinez des produits frais. Lavez-les, vous ne savez pas qui les a manipulés avant vous. Arrêtez de fumer. Arrêtez de boire de l’alcool.

Rappelez-vous que les médicaments, vitamines, huiles essentielles, etc. ne sont pas anodins. Prendre plus de telle ou telle vitamine qu’il ne faut risque d’entraîner plus de complications que de bénéfices. Soyez raisonnable !

Les Vitamines

Je répète : je suis docteur en informatique, pas en médecine. Par ailleurs, suivre ces quelques conseils ne vous empêche pas d’être infecté voire de développer des complications. Si vous avez des symptômes du Covid-19, appelez votre médecin traitant ou la ligne dédiée.

Malgré tout, suivre ces quelques lignes directrices renforceront votre système immunitaire et aideront votre corps à combattre le virus (et n’importe quoi d’autre, en fait) si vous veniez à être infecté.

Voici les vitamines que je recommande. Comme les dosages dépendent de beaucoup de paramètres, je ne vais pas en indiquer ici. À vous de faire vos propres recherches. Faites-vous conseiller par un nutritionniste.

La vitamine C

C’est la plus essentielle de toutes à mes yeux. Certains médecins vous diront qu’elle ne sert à rien. Pourtant, elle a tellement de vertus qu’il serait dommage de s’en passer. Pour autant, inutile d’avaler de grandes quantités, comme toujours il faut rester mesuré dans tout ! Le surdosage de vitamine C sur le long terme provoque par exemple des calculs rénaux. Attention donc à ne pas faire n’importe quoi.

Malgré tout, la vitamine C est essentielle. Lors d’une infection, elle est d’autant plus importante. En effet, les macrophages (globules blancs), subissent de la part des virus et autres pathogènes qu’ils attaquent et absorbent, une importante oxydation. Pour contrer cette oxydation, ils se chargent entre-autres en vitamine C, ce qui leur permet de survivre plus longtemps. En l’absence de vitamine C, ils meurent rapidement et peuvent être vite débordés par la maladie.

Des médecins chinois rapportent qu’ils ont traité plusieurs centaines de patients à la vitamine C intraveineuse. Résultat : aucun mort dans le groupe traité. Inutile pour autant de vous injecter la poire ou la prune de pépé à l’orange en intraveineuse !…

La vitamine D

Ensuite vient la vitamine D. En Occident, la plupart des gens ont des carences en vitamines D. En ces jours de confinement, c’est encore largement pire puisque votre corps ne va pas être en mesure de la synthétiser efficacement dû au manque d’exposition au soleil. Donc c’est d’autant plus important maintenant. De plus, il est montré que la vitamine D permet de diminuer le risque d’infection des voies pulmonaires en général… et les impacts du Covid-19 en particulier !

Le magnésium

La vitamine D utilise le stock de magnésium du corps pour s’activer, c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles vous êtes crevés en rentrant de la plage en été : c’est simplement un manque temporaire de magnésium suite à l’afflux de vitamine D généré par votre corps suite à l’exposition au soleil. Il faut donc également prendre du magnésium en complément de la vitamine D, mais ne surtout pas prendre les deux en même temps car ils ont des effets opposés.

Prenez la vitamine D le matin, cela vous donnera la pêche pour la journée. Et le magnésium doit être pris le soir, car il facilite l’endormissement. À noter que tous les suppléments de magnésium ne se valent pas. Faites vos recherches.

Par ailleurs, le magnésium peut également aider contre l’anxiété, particulièrement dans les circonstances actuelles. Il a été montré qu’il peut même être efficace contre la dépression.

Le Zinc

Le zinc est un autre complément alimentaire que l’on peut prendre en cure, surtout par les temps qui courent. Attention tout de même, en prendre sur de trop longues périodes peut virer au surdosage toxique. Là encore, faites vos recherches.

Buvez chaud

Il est important de boire régulièrement, en toute saison d’ailleurs. Les muqueuses de la gorge ont tendance à sécher rapidement à cause du flux incessant d’air qui passe lors de chaque respiration.

Or, une muqueuse est faite pour être humide. Sèche, elle ne peut efficacement combattre toutes les petites bêtes qui se posent dessus : bactéries, virus, pollens, etc. Il est donc important de boire régulièrement, en petites quantités.

Par ailleurs, les virus ont généralement du mal avec la chaleur. C’est la raison pour laquelle les grippes sont plutôt actives en hiver. Attention, il y a eu une info « bidon » déclarant que le Covid-19 ne résiste pas à des températures supérieures à 26°… ce qui est absurde : comment survivrait-il dans le corps à 37° ?

Malgré tout, boire chaud peut aider à démantibuler la carapace protectrice du virus. Les liquides peuvent également détacher des virus de la gorge où il se loge – et dès qu’il est dans l’estomac, il ne fait pas long feu car les acides gastriques le détruisent immédiatement.

Par ailleurs, le corps combat les virus avec un outil redoutable : la fièvre. Et ce pour une raison très simple : la chaleur diminue l’action des virus tout en activant davantage le système immunitaire. Si vous avez une fièvre qui ne monte pas au-dessus de 40°, la faire baisser n’est pas forcément une bonne idée. C’est tout simplement la réaction naturelle du corps pour se défendre. En revanche, il faut une mesure à tout. Si la température monte trop, là oui, il faut la faire baisser avant qu’elle ne devienne néfaste pour notre propre corps. Tout est une question d’équilibre.

Faire de l’exercice

Bon, faites-le juste SANS le vin ! L’alcool devrait être réservé à nettoyer. D’ailleurs, un certain fabricant d’alcool à boire a donné 70 000 litres d’alcool pour faire du gel hydro-alcoolique. 🙂 Mais rappelons-nous que, si l’alcool tue bien les germes et les virus, il tue également notre système immunitaire et les neurones… Il tape également sur le foie, qui a besoin d’être en pleine forme par les temps qui courent – un foie endommagé semble être un facteur de risque pour le Covid-19.

Dormir

Dormir est essentiel pour votre système immunitaire. Malheureusement, par ces temps troublés, il peut devenir difficile de dormir à cause de l’incertitude, de la peur et de l’anxiété.

Voilà quelques astuces que vous pouvez essayer :

  • si vous ne le faites pas déjà, faites une petite tisane peu de temps avant d’aller au lit (le tilleul est évidemment l’un des plus connus),
  • prendre des compléments de magnésium et de zinc facilitent également non seulement l’endormissement mais aussi le sommeil profond,
  • utilisez l’EFT, je sais que je me répète, mais c’est un outil extrêmement efficace et gratuit qui peut être utilisé n’importe où et pour quasiment tous les sujets, et bien sûr sans effets secondaires,
  • méditez avant d’aller au lit. Mon jeune fils a eu une période où il n’arrivait plus à s’endormir. Il a commencé à méditer 10 minutes avant d’aller se coucher, problème réglé,
  • vous pouvez également écouter de la musique calme (préférez l’instrumental, les chansons peuvent être assez déprimantes…) avant d’aller au lit ou même dans le lit, cela vous calmera,
  • renseignez-vous sur les rêves lucides et les projections astrales, même si cela peut vous paraître bizarre, les techniques peuvent vous aider à lâcher prise avec le « réel ».

Dernier mot sur le sommeil.

NE RESTEZ PAS DEVANT UN ÉCRAN (ordinateur, tablette, smartphone…) avant de vous coucher. Notre cerveau est câblé pour rester éveillé lorsque de la lumière entre dans nos yeux, et à l’inverse se prépare au sommeil lorsqu’il fait sombre. Rester devant un écran donne un signal très simple au cerveau : « Houhou, il fait jour, on reste debout ! »

Diminuez votre stress

Apprenez à méditer. Essayez la cohérence cardiaque. Faites de l’EFT (tapping) pour taper sur vos traumatismes, quels qu’ils soient.

Si vous êtes musicien, dépoussiérez cet instrument que vous n’avez pas touché depuis des années. Assurez-vous au préalable que l’entourage est d’accord… 🙂 Peignez, dessinez. Dancez avec votre moitié dans le salon.

Regardez des comédies, des comiques. Le rire est extrêmement important pour maintenir un équilibre mental et émotionnel. Il est bon pour la santé, c’est reconnu.

Rappelez-vous de tous ces gens qui travaillent dans le spectacle, en particulier les « petits », qui ne bénéficient pas du soutien d’un label renommé. Ils tirent l’essentiel de leurs revenus de concerts qui sont annulés… surtout depuis qu’on peut partager gratuitement (légalement ou non) leurs créations sur le net. Ils ont généralement des comptes de financement participatif. Si on leur donne tous 1€, cela peut les aider énormément – tout comme eux se décarcassent pour partager leur travail par ces temps difficiles.

Les huiles essentielles

Certaines huiles essentielles sont particulièrement connues pour leurs actions antivirales. Cela ne veut pas dire pour autant que vous devez ne compter que sur elles. Si vous êtes malade, faites-vous aider par du personnel médical.

Par ailleurs, si vous n’êtes pas familier des huiles essentielles, je vous recommanderais de soit ne pas les utiliser du tout, soit de vous renseigner en détail avant de faire le grand saut. Ce sont des extraits naturels, certes, mais elles peuvent être très toxiques si elles sont mal utilisées (il suffit parfois d’une seule goutte de trop – attention, c’est extrêmement concentré !).

Voici une liste très courte – il y en a beaucoup d’autres, mais ce sont les principales contre les virus (d’autres sont utilisées principalement en tant qu’antibiotiques) :

  • celle de Tea Tree est l’une des plus efficaces que j’utilise quand il le faut,
  • l’Eucalyptus est très connu pour son débouchage de nez très efficace, et elle a de bonnes vertus antivirales,
  • l’huile de citron est pleine de vitamines (comme le fruit, si vous pouvez avoir des citrons, un petit jus de citron mélangé à de l’eau le matin pris quotidiennement est excellent pour lutter contre tout ce qui traîne).

Il y en a plein d’autres. Si vous en connaissez, n’hésitez pas à les utiliser !

L’effet Placebo

Est-ce que boire de l’urine de vache va vous protéger du virus ? Cela peut paraître ridicule à première vue. Mais ne sous-estimons pas la puissance de l’effet placebo. Croire fermement que telle ou telle pratique va vous permettre de ne pas tomber malade ou de guérir très facilement de la maladie est un outil extrêmement efficace. Cela renforce le système immunitaire.

Certaines pratiques sont malgré tout néfastes. Typiquement, bien que l’urine soit généralement considérée comme stérile, elle peut véhiculer des germes et autres matières infectieuses, en particulier en buvant celle d’un autre être vivant. C’est la même chose pour les prières de masse. Bien que la prière ait dans l’absolu d’excellents effets, mélanger les germes en priant devient totalement contre-productif. Les comportements qui vous mettent en danger sont évidemment à exclure, même pour avoir un effet placebo.

L’effet Nocebo

Dans la même veine que l’effet placebo, cela arrive quand vos croyances négatives amènent des symptômes physiques négatifs. C’est difficile à croire, et pourtant les scientifiques étudient cet effet depuis longtemps. Par exemple, vous pouvez lire cet article scientifique qui rapporte le cas d’un jeune pris en charge à l’hôpital avec une extrême baisse de tension nécessitant une prise en charge réelle, après avoir avalé 29 cachets d’anti-dépresseurs… pour apprendre peu après qu’il ne s’agissait en fait que de pilules totalement inactives données dans le cadre d’une étude sur le placebo, justement. Lorsqu’il appris qu’il n’avait en fait pas pris d’anti-dépresseurs, sa tension est remontée à la normale très rapidement.

Dans une étude en 1983, des médecins ont donné à des patients un placebo dans le cadre d’une chimiothérapie. Ils les ont avertis que les effets secondaires les plus courants étaient la perte de cheveux et des nausées. Les patients pensaient réellement prendre un traitement, alors qu’ils n’avalaient que des fausses pilules. Pourtant, 30 % d’entre-eux ont perdu leurs cheveux et 56 % ont eu des nausées.

Il est raisonnable de penser que, si vous croyez réellement que vous allez mourir si vous attrapez le virus, vous diminuez vos chances de vous en sortir par rapport à l’attitude inverse. Et ce, même si vous êtes dans une catégorie « à risque ». Non, tous les « vieux » ne meurent pas. Tous les fumeurs ne meurent pas. Tous les obèses ne meurent pas. Vous pouvez contrôler vos croyances, c’est entre vos mains et cela peut jouer un rôle non négligeable.

Dois-je foncer à l’hôpital ou chez le médecin si j’ai des symptômes ?

NON! C’est la pire des choses à faire : cela ne ferait que propager le virus si vous l’avez, et à l’inverse vous risquez de l’attraper si vous ne l’avez pas. Les hôpitaux sont les endroits où on tombe malade parce qu’on est entouré d’autres malades…

Nous avons une technologie magique qui s’appelle le téléphone… n’hésitez pas à l’utiliser pour appeler votre médecin ou la ligne d’urgence si vous avez des symptômes inquiétants. Soyez raisonnable, par les temps qui courent la moindre toux fait paniquer tout le monde. Ça reste une simple toux, jusqu’à preuve du contraire, donc pas de panique – ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas agir non plus !

Faut-il avoir peur des enfants ?

Les enfants, en particulier entre 1 et 10 ans, n’attrapent apparemment que peu le Covid-19. On n’a pas encore d’explication et ce n’est même pas encore certain. Je pense toutefois que leur système immunitaire encore alerte met le virus KO très rapidement et ne lui permet pas de proliférer. Malgré tout, il est très probable qu’ils soient un vecteur de propagation et il est donc sage de les garder à la maison, comme tout le monde. Les écoles sont bien connues pour être des nids à microbes. 🙂

Faut-il avoir peur des animaux de compagnie ?

La science

Les animaux peuvent être infectés par SARS-Cov-2. Il y a eu beaucoup de spéculation sur le sujet, mais on est maintenant certain que, en particulier, les chiens et les chats sont susceptibles d’être infectés. Certains chercheurs pensent même que les chiens seraient à l’origine de la pandémie chez l’homme.

Contrairement à ce qu’on a cru au début, les chats et les furets pourraient être porteurs, des chats ont d’ailleurs été diagnostiqués avec le virus aux États-Unis. Une étude japonaise a permis de montrer que les chats peuvent même s’infecter entre eux.

Ceci dit, la chance qu’un chat soit infecté puis vienne vous infecter est totalement minime. C’est d’autant plus vrai si c’est un chat d’appartement qui ne sort pas de chez lui. En revanche, si vous êtes malade et en quarantaine, évitez de vous approcher de votre boule de poils : vous pourriez le contaminer. Les chats et les chiens n’ont apparemment pas de symptômes (éventuellement de faibles symptômes respiratoires mais aucun problème majeur).

Les abandons ?

Mais surtout, ne soyez pas un ****** qui abandonne son animal.

D’ailleurs, les rumeurs qui circulent sur l’abandon d’animaux en France et en Italie sont en fait fausses. Il y a pourtant un véritable problème. Les refuges continuent d’accueillir des animaux, au même rythme que d’habitude. Malheureusement, les gens confinés (et peu optimistes) ne peuvent évidemment pas se rendre dans les refuges et n’adoptent donc pas de nouveaux animaux. C’est bien le flux de sortie qui pose problème pour eux actuellement.

Par ailleurs, les animaux qui étaient habituellement nourris dans la rue le sont moins… ce qui peut poser des problèmes.

Petites précautions élémentaires

Même s’il est peu probable que votre animal de compagnie soit infecté en tant que tel, il est quand même nécessaire de prendre quelques précautions, surtout s’ils sort en extérieur. Ses poils et ses pattes peuvent très bien transporter le virus, comme toute autre surface.

Si vous êtes à risque et que vous avez vraiment peur, vous pouvez tout simplement nettoyer gentiment les pattes de votre compagnon en rentrant de balade. PAS AVEC DE LA JAVEL comme certains inconscients ont cru bon de le faire. Vous laveriez-vous les mains à la javel ? Bien sûr que non. Eh bien, les pattes de votre animal méritent un traitement similaire à vos mains.

Et nettoyez-VOUS les mains, justement, humain tout sale ! Évitez de laisser des étrangers caresser votre chien dans la rue.

Devrais-je faire des stocks de papier toilette ?

Non, le papier toilette ne se mange pas. Pas sûr de comprendre comment cette hystérie a commencé. Peut-être de cette info à Hong Kong début février. Mais il y a d’autres moyens. Inutile de se battre pour du PQ.

Devrais-je faire des stocks de riz/pâtes ?

Ah, c’est au moins un peu plus logique. Inutile de construire un château avec. Soyez raisonnable. Acheter en masse ne fait qu’une chose : alimenter la sensation de pénurie. Ce qui fait que les autres se mettent aussi à acheter en mode panique, ce qui va résulter en encore plus de pénurie, et c’est bien vous qui risquez de vous retrouver à court alors qu’il y a en fait assez pour tout le monde. À moins d’acheter tous les camions qui rentrent dans votre ville. Mais il n’y a pour l’instant aucun signe de pénurie totale.

Par ailleurs, des pâtes sans sauce ou sel, c’est totalement insipide et déprimant. Les sauces, les épices (curry, poivre, ail, etc.) sont indispensables. Les épices sont d’ailleurs excellents pour votre système immunitaire (inutile de gober le verre de poivre, rappelons-nous : tout avec modération).

Est-ce qu’il faut avoir des stocks tout court ?

Nous devrions tous avoir en tout temps un peu de stock. Dans le monde moderne, les systèmes de distribution fonctionnent en flux tendus, ils n’ont que très peu de stocks. Le premier hoquet dans la chaîne peut causer des retards et donc amener à des pénuries temporaires. Quelque chose comme 2 semaines de stock est raisonnable et probablement un minimum. Pour certains, c’est ridiculement trop peu. Plutôt que de se faire un bunker bourré de stock pour des années, il vaut mieux cultiver le réseau autour de vous. Mais c’est une autre histoire.

Est-ce que la chaleur de l’été va tuer ce truc ?

Franchement, on n’en sait absolument rien.

En fait, j’ai même plutôt de mauvaises nouvelles si c’est ce que vous croyez. Il y a des indices qui peuvent laisser penser que ce ne sera pas le cas. La Malaisie, l’Iran, le sud du Brésil, le Bangladesh, le Qatar et l’Arabie Saoudite, des régions plutôt chaudes, sont touchées apparemment tout autant que partout ailleurs. Partout, on voit la même progression exponentielle. Les données sont encore parcellaires et trop peu fiables pour tirer des conclusions franches. Par ailleurs, l’épidémie se répand exponentiellement en Australie aussi. Ah oui. C’est l’ÉTÉ en ce moment en Australie.

D’autre part, MERS est également un coronavirus et il évolue principalement dans les pays chauds et désertiques.

L’avenir nous dira ce qu’il en est pour le Covid-19.

Est-ce que cette maladie va revenir ?

Personne n’a de boule de cristal pour le dire. Il est difficile de répondre par oui ou par non.

On peut quand même se dire que, vu sa nature particulièrement furtive, il est difficile de croire qu’il va disparaître d’un claquement de doigts. Il a tellement d’opportunités de se cacher. Il y aura d’autres vagues d’épidémie dans des endroits qui ont déjà souffert. Ces vagues peuvent venir de propagation locale ou bien importées d’ailleurs.

Il y a tout de même l’espoir que nous serons mieux préparer à les affronter dans le futur, par une meilleure conscience du problème de la part des populations d’une part, et par nos connaissances médicales d’autre part, peut-être même aurons-vous des médicaments ou vaccins permettant de prévenir les désastres. Par exemple, les pays d’Asie qui ont sérieusement souffert du SRAS ont su en tirer les leçons et ont agi beaucoup plus vite que les pays Occidentaux qui se sont crus épargnés. Espérons que cela nous serve de leçon.

Est-ce que la 5G répand l’épidémie ?

Certains pensent que c’est vrai. Autant je suis personnellement opposé à la 5G pour plein de raisons, autant je ne pense pas que ça ait la moindre influence sur l’épidémie en cours. Certains pays comme l’Iran ou la Malaisie n’ont pas encore la 5G (ou sont seulement en phase de test dans des zones très limitées) et souffrent tout autant que les autres de l’épidémie. Cela écarte donc la possibilité que la 5G soit en cause dans le cas présent.

Profitons-en pour nous éveiller

Lisez des livres sérieux et sourcés sur le système financier et la monnaie. Vous vous rendrez compte que toutes les suppositions et hypothèses que vous avez faites sont fausses sur ce sujet. Le système ne fonctionne pas comme vous le croyez.

Les politiciens vont tous évidemment tenter de faire de la récupération et utiliser la crise sanitaire à leur avantage.

Par exemple, avant le Covid-19, Emmanuel Macron était dans une position très inconfortable. Les gilets jaunes le poursuivaient depuis plus d’un an. Une baffe magistrale l’attendait aux municipales. Il passait à tout va loi impopulaire après loi impopulaire en utilisant tous les outils non démocratiques à sa disposition. Il avait tout le pays à dos sur les retraites. Tout le pays à dos sur tellement de sujets.

Et puis, le Covid-19 est arrivé.

Et, d’un coup, plus de manifs. Mais il a maintenu les élections, sachant que beaucoup n’iraient pas voter par peur. Et maintenant, il utilise la crise sanitaire pour détruire définitivement le Code du Travail. On sait tous ce que valent les mesures « temporaires ». C’est là de la sale politique.

Qu’on ne s’y trompe pas. Certes, je ne l’aime pas beaucoup, mais ses « opposants » ne valent pas mieux que lui. Ils auraient certainement utilisé la crise en leur faveur aussi s’ils avaient été au pouvoir.

Nous devons rester vigilants et observer. Aucune crise sanitaire de devrait être l’excuse pour imposer un régime totalitaire.

Note finale

Si vous avez repéré des erreurs dans cet article, dites-le moi en commentaire. Restez constructif, de préférence agrémenté de sources fiables. Restez calme et poli (les commentaires sont modérés avant d’être publiés, personne ne verra votre rage).

Encore une fois, si vous avez des sources prouvant que je me trompe quelque part, j’aimerais beaucoup avoir tort sur beaucoup des points de cet article.

Protégez-vous. Protégez les autres. Et si vous pensez que cet article peut aider les autres, partagez-le autour de vous.

Covid-19 : un résumé rapide

J’ai écrit un article détaillé sur le Covid-19 (maladie causée par le virus SARS-CoV-2). Pour ceux qui ne veulent pas prendre le temps de lire un long article, voici un résumé (mais vous allez rater toutes les blagues…).

Avertissement : je suis docteur en informatique, mais PAS docteur en médecine. De plus, un résumé ne couvre pas tous les détails et n’est forcément pas aussi objectif qu’un article complet.

Le Covid-19 est-il dangereux ?

Oui. Bien qu’on estime que 80 % des personnes infectées s’en sortent sans problème majeur, une portion non négligeable des malades développe des complications. Dans ce cas, sans traitement, il peut tuer. Malheureusement, le pourcentage de mortalité (ou « létalité ») n’est pas encore clairement calculé (ni calculable pour l’instant). Malgré tout, il est reconnu qu’il est beaucoup plus violent et fatal qu’une grippe classique. Nous ne savons juste pas encore à quel point.

Quels sont les symptômes ?

La fièvre et la toux sont les symptômes les plus courants. Attention, il y a toute une série d’autres symptômes que l’on retrouve également assez souvent : fatigue, douleurs musculaires, maux de gorge, difficultés à respirer. La perte de l’odorat et du goût ainsi que de l’appétit sont également des signes à ne pas négliger. Au vu du large éventail de symptômes, ils ne peuvent pas établir à eux seuls un diagnostic clair. En cas de doute, il faut se faire tester au plus tôt, car les traitements connus ne sont efficaces qu’en début d’infection.

Voici un certain nombre de faits intéressants :

  • grâce au séquençage génétique du virus, on sait :
    • qu’il s’attaque à l’hémoglobine, provoquant un manque d’oxygène généralisé chez les patients,
    • qu’il peut entrer dans les cellules grâce à deux mécanismes différents,
  • qu’il infecte très probablement à la fois les cellules humaines et une bactérie, Prevotella, connue pour causer des problèmes chez l’homme comme des chocs septiques, et c’est la combinaison du virus et de la bactérie qui rendent les symptômes particulièrement létaux (plus dans l’article complet).

Dois-je foncer à l’hôpital ou chez mon médecin si je pense être malade ?

Surtout pas. Y aller physiquement est la pire des choses à faire. Nous avons actuellement une technologie merveilleuse qui s’appelle le téléphone, et qui ne peut pas transmettre le virus. Appelez votre médecin ou le SAMU afin d’éviter de contaminer tout le monde ou tout simplement de choper le Covid-19 si vous aviez autre chose (eh oui, les simples rhumes, gastro ou grippes circulent toujours, comme d’habitude).

Le Covid-19 est-il contagieux ?

Le consensus est qu’il est EXTRÊMEMENT contagieux, même si on ne sait pas encore exactement à quel point. Même les personnels de santé qui utilisent toutes les précautions tombent malades. Il se répand principalement par les petites projections sortant de la bouche d’une personne infectée lorsqu’elle tousse ou parle. Mais le virus peut également rester collé sur des surfaces autour de nous. On ne sait pas exactement combien de temps il peut survivre et il y a de fortes chances que sa survie dépende fortement de l’environnement. Sur de bateau de croisière Diamond Princess, des traces du virus ont été découvertes 17 jours après le départ des passagers…

La grippe classique se manifeste généralement par des symptômes clairs 1 ou deux jours après avoir été contaminé. En revanche, le SARS-CoV-2 peut « dormir » sans être détecté dans une personne apparemment saine pendant 2 semaines. Une personne infectée peut être contagieuse pendant une période allant jusqu’à 5 ou 6 semaines, là où la grippe n’est généralement contagieuse que pendant une semaine.

Serai-je immunisé après l’avoir attrapé ?

On ne sait pas encore exactement. Une chose est sûre, le virus mute, comme un virus grippal classique, et même si une personne peut peut-être développer une certaine immunité contre une souche, elle ne sera pas immunisée contre les autres souches.

Que doivent faire les gouvernements ?

Tester la population massivement. Tester, tester, tester, tester. Détecter les foyers infectieux au plus tôt pour éviter les contagions de masse. Tester systématiquement tous ceux qui entrent sur le territoire.

Les systèmes de santé partout dans le monde devraient vérifier au plus tôt la chloroquine (un médicament contre la malaria qui est utilisé depuis longtemps et dont les effets sont connus, et qui a montré des effets positifs contre le Covid-19) associée à de l’azithromycine, un antibiotique aux propriétés anti-virales. Il n’y a pas une minute à perdre. C’est la raison pour laquelle tester la population est extrêmement important : autant il est facile de traiter une personne infectée si elle est détectée à temps, autant ces traitements ne fonctionnent plus du tout lorsque la maladie est trop avancée. NE PRENEZ PAS DE MÉDICAMENTS SANS AVIS MÉDICAL !

Si la situation spirale hors de contrôle à cause d’une réaction trop tardive, il n’y a pas d’autre solution que de confiner la population pour éviter que les hôpitaux ne soient débordés. Préparez vos hôpitaux pour une vague massive de gens dans des situations critiques. Un médecin italien décrivait la situation ainsi : « C’est une véritable bombe à retardement ».

Pour éviter d’énormes dommages collatéraux pour l’économie des zones confinées, les entreprises et surtout les plus petites et fragiles d’entre-elles qui n’ont que peu de trésorerie doivent être subventionnées. Les plus pauvres qui sont déjà précaires doivent bénéficier d’aides, sans quoi des masses en colère viendront se presser aux portes des gouvernements.

Que faire individuellement ?

Si vous vivez dans un pays qui ne teste pas sa population (comme la France actuellement, au 24/03/2020), il est essentiel de s’isoler et de se protéger au maximum. Si votre région est particulièrement affectée, utilisez des protections si vous en avez lorsque vous devez sortir.

En revanche, si votre pays a adopté une attitude logique et saine en testant et traitant sa population, tout devrait bien se passer. Dans ce cas, suivez les directives des autorités.

Appliquez des mesures de distanciation physique le temps que la vague passe. Évitez les foules. LAVEZ-VOUS LES MAINS. Si vous êtes fumeur, arrêtez de fumer (c’est un facteur aggravant). Ne serrez pas les mains et ne vous touchez pas le visage. Si vous pouvez, télétravaillez.

Si vous en avez, portez un masque (et si vous en avez en trop, donnez-les aux personnels de santé, ils en ont cruellement besoin !):

Protégez vos proches, en particulier les personnes âgées. Essayer dans la mesure du possible de ne pas les rencontrer en personne mais ne les laissez pas tomber ! Elles ont particulièrement besoin d’aide en ce moment. Gardez le contact au téléphone.

Réduisez le stress. Prenez des vitamines et compléments alimentaires pour fortifier votre système immunitaire (l’article complet donne plus de détails).

Si vous êtes chef d’entreprise, vous pouvez faire beaucoup pour assurer la sécurité de vos employés et de votre entreprise. Agissez vite.

Que faire en cas de confinement forcé ?

Si vous vivez avec un conjoint violent, vous devez partir maintenant et vous protéger en appelant les services d’aide. Le confinement va aggraver votre situation de manière drastique.

La quarantaine, ce n’est pas forcément rigolo. Acceptez le fait que vous ne pouvez rien y faire et que tout dépend de votre propre réaction à la situation. Utilisez l’EFT pour diminuer votre anxiété.

Buvez des boissons chaudes. Faites de l’exercice à la maison.

Quels sont les facteurs aggravants ?

Tout le monde est à risque. Même les jeunes peuvent se retrouver à l’hôpital. Malgré tout, voici quelques facteurs aggravants : l’âge, les problèmes respiratoires chroniques, problèmes cardiaques, diabète, l’obésité, FUMER.

D’où vient ce truc ? D’un labo ?

Peu importe. Il est là. Il faut faire avec. Les véritables origines, artificielles ou non, risquent d’être très difficiles à connaître de manière sûre.

Quel impact sur les économies ?

Nos économies et modèles financiers sont extrêmement fragiles. Ils se basent sur la « croissance ». Sans croissance, il est fort probable que c’est tout le système qui tombera. Nous devrons reconsidérer nos systèmes économiques et financiers. Cette crise figurera probablement dans les livres d’histoire.

Il est bien sûr trop tôt pour prédire ce qui va se passer exactement, même à court terme. Les banques centrales essayent d’éteindre l’incendie. Malgré tout, les dommages sont déjà là et les mesures « classiques » à base d’assouplissement quantitatif (les banques centrales qui injectent de la monnaie massivement sur les marchés) ne suffiront pas.

Nous devrons également repenser tous nos systèmes sociaux. Il devient évident que, en laissant faire « l’économie de marché », les systèmes de santé sont trop fragiles pour résister à des crises sanitaires de grande ampleur. C’est également valable pour les systèmes de distribution qui souffrent déjà des effets de la pandémie, et ce partout dans le monde.

Dois-je me murer sous une montagne de PQ ?

Ce n’est pas la fin du monde. Malgré tout, on devrait tous avoir des produits non périssables en tout temps et en l’absence de crise. Les circuits de distribution n’ont quasiment plus de stock et fonctionnent en flux tendus. Au moindre hoquet dans les rouages bien huilés, c’est la pénurie immédiate.

Mais cela ne dure généralement pas longtemps.

L’un des moyens d’éviter les pénuries est d’acheter local. En cas de crise, le producteur local n’aura que peu de pénuries, tandis que les grandes chaînes de distribution seront perturbées.

Pour terminer…

Il est de plus en plus évident que les gouvernements utilisent la crise sanitaire pour tenter de limiter les libertés individuelles. N’oublions pas leurs actions une fois la crise terminée. Les populations en état de stress sont beaucoup plus facilement manipulables.

Si vous pensez que cet article peut aider les autres, faites-le circuler autour de vous !